Accueil Actualité

Serena en colère

27

Serena Williams, contrainte de payer la plus grosse amende jamais infligée dans le tennis pour l’agres­sion verbale d’une juge de ligne, se montre révoltée, après coup : elle estime ne pas avoir été traitée de manière équi­table, poin­tant du doigt des fautes compa­rables bien moins répri­man­dées. Elle confie son senti­ment sur un blog de globalgrind.com.

« Pour clari­fier les choses, premiè­re­ment, je n’ai pas reçu une amende de 82 000 , mais de 92 000 ! J’ai payé 10 000 sur place immé­dia­te­ment après l’US Open. Mon amende est de 92 000, non de 82 000 ! […]
Par ailleurs, quand ce genre de choses m’est arrivé à moi [elle fait réfé­rence à son quart‐de‐finale de l’US Open 2004, contre Jennifer Capriati où elle dut subir une gros­sière erreur d’ar­bi­trage], je n’ai jamais reçu de mots, d’ap­pels, de lettres ou de textes de quiconque, de l’ITF, pour s’ex­cuser de la faute désas­treuse d’un de leurs offi­ciels. Cette année, quand c’est [sa faute de pied en septembre dernier] arrivé, j’ai atteint mon point de rupture après avoir réussi à rester calme toute ma carrière. […] Il y a d’autres joueurs à qui il est arrivé de déraper. Un [Jeff Tarango] qui a reçu une amende moitié moins impor­tante que la mienne après qu’un membre de son clan agresse physi­que­ment un offi­ciel. Et que dire d’un autre [certai­ne­ment John McEnroe] qui avait l’ha­bi­tude de s’en­gueuler avec des arbitres qui restaient très cools… Cools pour les hommes, évidem­ment. Mais quand il s’agit de femmes, ne semble‐il pas que les choses se passent diffé­rem­ment ? Il y a une grosse diffé­rence de trai­te­ment. Pour lui, c’était de la liberté d’ex­pres­sion, mais pas pour une femme on dirait… Je m’en fiche de rece­voir une amende. Si j’ai mal agi, j’en accepte les consé­quences. Tout ce que je veux, c’est l’éga­lité de trai­te­ment.
 »

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.