Serena Williams, contrainte de payer la plus grosse amende jamais infligée dans le tennis pour l’agression verbale d’une juge de ligne, se montre révoltée, après coup : elle estime ne pas avoir été traitée de manière équitable, pointant du doigt des fautes comparables bien moins réprimandées. Elle confie son sentiment sur un blog de globalgrind.com.
« Pour clarifier les choses, premièrement, je n’ai pas reçu une amende de 82 000 , mais de 92 000 ! J’ai payé 10 000 sur place immédiatement après l’US Open. Mon amende est de 92 000, non de 82 000 ! […]
Par ailleurs, quand ce genre de choses m’est arrivé à moi [elle fait référence à son quart‐de‐finale de l’US Open 2004, contre Jennifer Capriati où elle dut subir une grossière erreur d’arbitrage], je n’ai jamais reçu de mots, d’appels, de lettres ou de textes de quiconque, de l’ITF, pour s’excuser de la faute désastreuse d’un de leurs officiels. Cette année, quand c’est [sa faute de pied en septembre dernier] arrivé, j’ai atteint mon point de rupture après avoir réussi à rester calme toute ma carrière. […] Il y a d’autres joueurs à qui il est arrivé de déraper. Un [Jeff Tarango] qui a reçu une amende moitié moins importante que la mienne après qu’un membre de son clan agresse physiquement un officiel. Et que dire d’un autre [certainement John McEnroe] qui avait l’habitude de s’engueuler avec des arbitres qui restaient très cools… Cools pour les hommes, évidemment. Mais quand il s’agit de femmes, ne semble‐il pas que les choses se passent différemment ? Il y a une grosse différence de traitement. Pour lui, c’était de la liberté d’expression, mais pas pour une femme on dirait… Je m’en fiche de recevoir une amende. Si j’ai mal agi, j’en accepte les conséquences. Tout ce que je veux, c’est l’égalité de traitement. »
Publié le jeudi 10 décembre 2009 à 13:30


