» En entrant sur le court, j’étais nerveux. Plus nerveux que d’habitude. Tommy est un combattant. Il ne lâche rien, sur aucune balle, aucun point. Même lorsqu’il est mené 40 à rien. Pour moi, ça été très difficile de plier le match.
Au dernier set, j’avais du mal avec mon service, je n’y arrivais pas. Nous sommes arrivés à 40 partout. Mais c’était ma faute, j’étais trop nerveux et je voulais finir trop vite. Seulement plus je voulais finir vite, moins cela marchait. Je me suis précipité. Heureusement, j’ai réussi à finir à 5–2. Sinon, ça aurait été plus difficile encore…
Je pense avoir mieux joué contre Tsonga au tour précédent. Là, j’étais tellement nerveux que je n’arrivais pas vraiment à rentrer dedans. De l’extérieur, peut‐être que vous voyez les choses autrement, mais j’étais très tendu. Et j’ai beaucoup couru. Le score ne reflète pas vraiment ce match. Tommy a très bien joué. Mais j’ai suffisamment bien joué pour l’emporter.
Nous savions tous les deux que nous avions des opportunités. Le plus important était de s’imposer. De faire face à Federer vendredi. C’est ce qui comptait.
Franco (mon entraîneur) m’a aidé au niveau de mon déplacement, de mon coup droit, de mon revers également. Je peux maintenant jouer pratiquement comme sur surface dure. Je jouais déjà bien sur dur il y a deux ans, mais mon jeu ici est pratiquement le même. C’est un avantage pour moi.
J’étais très ému, c’est vrai. Et évidemment très heureux d’arriver à ce stade de la compétition, puisqu’il s’agit de ma première demi‐finale dans un Grand Chelem.
Si cette victoire est importante, puisque je n’avais jusqu’à présent jamais remporté de quart de finale en tournoi majeur, j’en ai eu d’autres très importantes aussi. Concernant les victoires contre de grands joueurs, j’en ai eu d’autres bien plus marquantes. »
En direct de Roland Garros
Publié le jeudi 4 juin 2009 à 10:48


