AccueilSharapova : "Rejouer une finale de Grand Chelem, une grande fierté"
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Sharapova : « Rejouer une finale de Grand Chelem, une grande fierté »

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Vainqueur d’Eugenie Bouchard à l’issue d’un intense combat, Maria Sharapova a exprimé sa joie d’être quali­fiée pour une nouvelle finale à Roland Garros en confé­rence de presse. La Russe revient sur son match et se projette égale­ment sur son défi à venir, samedi après‐midi.

Que ressentez‐vous et comment avez‐vous vécu le match d’aujourd’hui ?
Je suis ravie du résultat parce que je suis en finale. C’est quelque chose dont je me réjouis. Je n’ai pas le senti­ment d’avoir joué mon meilleur tennis aujourd’hui tandis que j’ai eu l’im­pres­sion que mon adver­saire jouait à un niveau excep­tionnel. Mais bon, j’ai gagné et j’en suis très fière. (…) Il y a eu quelques moments clés dans le match. Récupérer le break au premier set était impor­tant, mais lui rendre immé­dia­te­ment après était mal joué de ma part. Au fur et à mesure, j’ai commencé à mieux relancer, à être plus agres­sive. Le deuxième set a été très serré. Au 3ème set, j’étais défi­ni­ti­ve­ment la plus agres­sive des deux. J’ai commencé à jouer les coups que je voulais et c’est ce que j’au­rais dû réussir plus tôt.

Vous aviez affronté Bouchard ici‐même il y a un an. Quelles sont les diffé­rences entre la joueuse de l’époque et celle qui était sur le court face à vous aujourd’hui ?
Elle est plus agres­sive sur le terrain qu’elle ne l’était avant. Elle met beau­coup plus de poids dans sa balle, elle a des frappes très puis­santes. Elle a évidem­ment beau­coup progressé depuis la dernière fois que je l’ai jouée.

Pouvez‐vous nous parler de cette force mentale que vous avez et qui vous a permis de gagner beau­coup de gros matchs ? L’avez‐vous travaillée ?
Je ne suis pas sûre que ce soit quelque chose que l’on puisse travailler. Quand vous êtes dans une situa­tion où vous ne jouez pas très bien ou que vous êtes dominée, tout simple­ment, moi je fais partie de celles qui aban­donnent, parce que j’ai trop travaillé pour aban­donner et baisser les bras. Mon équipe et moi‐même avons trop travaillé pour arriver à ce stade de la compé­ti­tion. Alors quand un truc ne fonc­tionne pas, que je perds un set ou que je me fais breaker, je ne baisse pas les bras. C’est mon état d’esprit. 

Vous avez connu des démar­rages un peu lents lors de vos derniers matchs. Est‐ce une coïn­ci­dence ou êtes‐vous tendue du fait de votre statut de favo­rite du tournoi ?
Lors des trois derniers matches, j’ai certes perdu le premier set, mais de manière diffé­rente à chaque fois. Aujourd’hui, quand j’étais menée, j’au­rais dû jouer un tennis plus agressif. J’aurais dû lui mettre plus de pres­sion. Elle a très bien joué, elle n’avait aucune pres­sion. Toutes les situa­tions sont diffé­rentes. Mais au final, la ques­tion n’est pas de savoir comment on termine le premier set mais le dernier set. 

Cette demi‐finale, était‐ce le match le plus diffi­cile que vous ayez joué cette saison ?
J’ai joué beau­coup de matches diffi­ciles cette saison et ça m’a aidée aujourd’hui. Je me suis déjà sortie de matchs compli­qués cette année et mes deux titres m’ont aussi donné beau­coup de confiance. Je travaille physi­que­ment pour être en mesure d’aller jusqu’au bout du match, de me battre jusqu’au bout et de gagner, même en trois sets. C’est une ressource d’énergie que je n’avais pas il y a quelques années. J’ai beau­coup travaillé pour cela.

Quelle est la diffi­culté à disputer une autre finale de Grand Chelem à ce stade de votre carrière ?
Quand on a été arrêté pendant cinq ou six mois et que l’on commence à gagner quelques titres et à se retrouver en finale d’un Grand Chelem, on oublie faci­le­ment que l’on s’est battu contre des bles­sures. On est fier d’être revenu à ce niveau. Moi, j’en suis très fière. J’ai vrai­ment travaillé pour me débar­rasser de ces bles­sures, pour revenir et rega­gner des tour­nois. J’ai connu des échecs en début de saison mais je ne les ai pas acceptés. Je m’en suis servie pour travailler encore plus dur. J’en suis très fière.