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Stakhovsky : « Le problème, c’est que Poutine n’aime pas perdre et là il est dos au mur, il passe pour un loser »

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Arrivé à Kiev après un périple de plusieurs jours pour défendre son pays face à l’armée russe, Sergiy Stakhovsky a accordé une inter­view à distance à L’Equipe. L’ancien 31e joueur mondial, retraité depuis le début de l’année, a exprimé ses craintes face à l’im­pré­vi­si­bi­lité et la déter­mi­na­tion de Vladimir Poutine, contrarié par la résis­tance ukrainienne. 

« Je ne pense pas que la Russie veuille que ce conflit dure trop long­temps, je crains qu’ils n’ac­cé­lèrent très prochai­ne­ment. Le monde doit agir très vite. Jusqu’à présent, on a fait ce qu’il fallait pour mettre la pres­sion sur la Russie et l’isoler. On a fait le maximum pour qu’ils réalisent l’am­pleur des atro­cités qu’ils sont en train de commettre. Le problème, c’est que Poutine n’aime pas perdre. Là, il est dos au mur : il passe pour un  »loser » ! Et géné­ra­le­ment, les  »losers », quand ils perdent, ils font tapis. Personne ne veut voir ça… C’est ce qui m’ef­fraie. J’ai peur des troupes russes, j’ai peur de la folie de Poutine et de sa capa­cité à appuyer sur le ‘’bouton rouge ». Ou qu’il envoie toute son artillerie dans les grandes villes et qu’il tue tout le monde, mili­taires et civils », a imaginé avec horreurSergiy Stakhovsky.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.