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Stosur a « tiré les enseignement »

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Pour son dixième Roland Garros, Samantha Stosur a fait les choses en grand en se quali­fiant pour la troi­sième fois de sa carrière pour les demi‐finales. En confé­rence de presse, l’Australienne s’est montré plutôt satis­faite, sans plus, et a donné son avis concer­nant sa future adver­saire. Battue il y a deux ans par Schiavone, en finale, elle affron­tera une autre Italienne en demie, Sara Errani.

Très très belle perfor­mance, est‐ce que vous mettez cela sur le compte de ta préparation ?

Tout ce que l’on fait aide et prépare le jeu. Je me suis réveillée en pleine forme ce matin, je me suis échauffée, je me suis entraînée, j’ai réussi à faire tout ce que je voulais sur le court. Je suis très satis­faite. C’est génial de gagner le premier set, surtout que, quand on perd, il faut essayer de revenir. J’essaie toujours de bien démarrer quand je le peux, et quand je démarre bien, je peux imposer mon jeu à mon adver­saire. Quand j’y arrive, c’est plus diffi­cile pour elle de me battre, si vous regardez les statistiques.

Vous allez de nouveau jouer contre une adver­saire plus petite que vous au prochain tour, est‐ce que cela vous aide ?

Oui, quel­que­fois cela peut aider. Mon coup droit passe très bien. Mais ce sont des joueuses qui sont égale­ment habi­tuées à jouer contre des joueuses de ma taille, il va donc falloir que je rentre, que j’es­saye de jouer mon tennis et de faire ce que j’ai fait sur mes matches précé­dents : prendre de l’avance dès le début du match. Par le passé, j’ai remporté des matchs contre Sara Errani. Mais une demi‐finale à Roland Garros, c’est tota­le­ment diffé­rent. Quand vous êtes sur un match, il ne faut pas réflé­chir à ce qu’il s’est passé, il faut voir ce qui se déroule dans le match, voir comment se déroule son jeu. Il faut que je me prépare à un match très diffi­cile. Elle a eu une année excep­tion­nelle, elle a gagné plusieurs tour­nois. C’est une battante et une joueuse très diffi­cile à jouer. Je pense que c’est son année. Elle a atteint les quarts de finale à Rome, elle fait les demi‐finales ici, c’est une très belle année, c’est quelque chose que je respecte et dont je suis parfai­te­ment consciente.

Quelle diffé­rence voyez‐vous entre Schiavone et Errani ? Car Errani joue son revers à deux mains, c’est une joueuse très très tactique. Est‐ce que vous voyez des différences ?

Il y a toujours une diffé­rence entre les joueuses. Comme je vous le disais, ce sera un très grand match pour elle, et un très grand match pour moi. C’est un match au cours duquel nous serons très agres­sives toutes les deux. Ce que j’ai appris de la finale contre Schiavone [à Roland Garros, en 2010], c’est qu’elle a joué un jeu très agressif et qu’elle a élevé son niveau de jeu. Ce jour‐là, elle a beau­coup mieux joué. Et cela a été une leçon diffi­cile mais dont j’ai tiré les ensei­gne­ments. C’est une situa­tion que je ne souhaite pas rééditer. Je sais que mon adver­saire sera diffi­cile à jouer, elle n’est pas très grande c’est vrai, mais cela ne veut pas dire que ce sera facile. Elle a très très bien joué pour arriver à ce niveau de la compé­ti­tion, il faut donc que je sois prête.

Cibulkova aujourd’hui et d’autres adver­saires par le passé nous ont parlé de l’effet que vous mettez dans votre balle et de votre service kické. Comment êtes‐vous en mesure de jouer ces coups de manière aussi effi­cace et comment expliquez‐vous que vos adver­saires ne réus­sissent pas ces coups‐là ?

Je ne sais pas. Si je trouve la réponse, je vous la donnerai (rires). C’est plus facile pour moi de jouer comme cela. Pour ce qui est du service, quand j’étais jeune j’avais un coach qui m’avait enseigné le service kické et qui me l’a fait travailler, travailler. Et quand vous gran­dissez, peu à peu, quand vous prenez plus de force, cela devient de plus en plus effi­cace. C’est quelque chose que l’on m’a enseigné quand j’étais très jeune, mais quand on est très jeune, à 10, 11, 12 ans, on ne sait pas si l’on va réussir à atteindre le niveau que j’ai atteint aujourd’hui. C’est un mélange entre force et tech­nique. Certaines joueuses ne sont pas très très grandes ni très très fortes et pour­tant frappent très bien dans la balle. C’est un petit peu des deux.

Une ques­tion de vos fans pour finir : vos résul­tats à l’Open d’Australie n’étaient pas aussi bons qu’ici à Paris, souhaiteriez‐vous que l’Open d’Australie se joue ici à Paris (rires) ?

J’adore jouer en Australie. Mes diffi­cultés résultent du fait que la surface est très diffé­rente et que cela arrive au début de l’année, et que j’ai sans doute un petit peu plus de pres­sion quand j’y joue. Mais j’es­père qu’à l’avenir je saurai gérer ce tournoi différemment.