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Svitolina, après avoir été surclassée par Sabalenka : « Quand je me réveille, je vois des nouvelles terri­fiantes. Je n’ai donc pas vrai­ment le droit d’être triste »

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Titrée à Auckland, invaincue depuis le début de saison, Elina Svitolina n’avait même concédé aucun set avant d’être dominée par Aryna Sabalenka en demi‐finales (6−2, 6–3, en 1h17 de jeu). 

En confé­rence de presse après sa défaite, l’Ukrainienne a rela­ti­visé sa décep­tion en pensant à la situa­tion dans son pays en guerre.

« Je suis toujours déçue de ne pas être allée plus loin, mais je pense que je ne devrais pas vrai­ment avoir le droit d’être triste. Je suis dans une posi­tion formi­dable. Tout d’abord, au‐delà de ma pers­pec­tive person­nelle, j’ai cette incroyable oppor­tu­nité de jouer ici sur le court central, de repré­senter mon pays, de le faire de manière décente, et d’avoir l’op­por­tu­nité, vous savez, d’uti­liser mes mots et d’être simple­ment là pour mon peuple. J’ai l’im­pres­sion que ces dernières semaines, ils m’ont vrai­ment soutenue avec beau­coup d’en­thou­siasme, avec beau­coup d’émo­tion, et pour moi, c’est quelque chose qui me motive vrai­ment. Quand je me réveille le matin, je vois bien sûr des nouvelles terri­fiantes, mais ensuite je vois des gens qui regardent mes matchs. Ils écrivent des commen­taires, et ils sont vrai­ment… Je pense que c’est comme un grand échange d’émo­tions posi­tives. Je ne peux donc pas me plaindre, alors que des gens vivent vrai­ment une vie horrible et terri­fiante en Ukraine, je ne devrais pas avoir le droit d’être vrai­ment triste, car je suis une personne très, très chanceuse. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.