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Tu es Nadal ou Federer ? (2/7)

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Suite de l’ana­lyse de ce qui relie et sépare nos deux cham­pions, Nadal et Federer : Le style de jeu !

Style de jeu par grand vent

Nadal
A l’Espagnol pur jus. Gros coup droit, lift démo­niaque, condi­tion physique extra‐terrestre, mental indes­truc­tible et matcheur de folie, avec Nadal on est dans la tradi­tion ibère du « puntos player », le joueur jamais aussi fort et grat­teur de points que pendant trois heures de match en plein cagnard. A l’en­traî­ne­ment ou en compé­ti­tion, Rafael envoie la sauce du fond en indi­quant un message à son adver­saire : le point ne sera jamais fini, le match non plus. Pourtant avec tout ça, Nadal n’au­rait dû être qu’un Bruguera ou un Ferrero de plus. Sauf que depuis qu’il est adoles­cent, Rafa a un drôle de rêve pour un Espagnol : gagner Wimbledon… comme Federer. Avec son coach Toni, il a donc mis tout en place depuis 4 ans pour y arriver. Entraînement sans laisser retomber la balle, séances inten­sives avec attaque dès le 2ème coup de raquette, inscrip­tion régu­lière au double en 2008, Nadal est devenu un sacré mani­pu­la­teur de balle, peut‐être pas aussi doué que Federer dans l’ap­proche au fer 9, mais doté d’une belle main, confèrent des smashes de revers élas­tiques, des passing shots de squash joués au poignet et un petit revers chopé croisé qui emmerde son monde. Bref, taxé d’être un bourrin en début de carrière, Nadal se révèle un joueur de grande finesse fede­rienne qui en se rappro­chant de plus en plus du filet annonce le projet à venir : gagner l’Australie et l’US Open… comme Roger.

Federer
« J’ai un service puis­sant, le meilleur coup droit du monde, un revers très respec­table, je gagne l’es­sen­tiel de les matches du fond du court et je suis numéro 2 mondial, je suis, je suis ? » deman­de­rait Julien Lepers et les candi­dats de répondre « Nadal ». Car aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est en rappro­chant son jeu des canons nada­liens de l’époque que Federer a installé sa supré­matie sur le tennis mondial pendant 4 ans. Alors limeur espa­gnol, le Roger ? Non pas vrai­ment mais tous les fans du Suisse ont quand même la nostalgie des images du Sampras‐Federer de Wimbledon 2001 et des services‐volées sur les deux balles. 6 ans plus tard le Suisse a justifié l’évo­lu­tion de son jeu par le ralen­tis­se­ment des balles et des surfaces. « J’ai réalisé que tout allait moins vite. Et puis sont arri­vées les nouvelles cordes qui rendaient plus faciles les retours et les passings shots. Cela deve­nait plus dur d’at­ta­quer ». Federer a complété son jeu de volée d’une soli­dité irré­pro­chable du fond de court. Parcours initia­tique d’au­tant plus ironique que Nadal prenait le chemin inverse en partant du fond pour aller taquiner de la volée. Les asymp­totes des deux style de jeu se sont‐elles croi­sées lors de la dernière finale à Wimbledon ? Non, Federer reste un atta­quant attaché à la prise rapide du filet. Nadal, lui, aura remporté le titre en ne sortant qu’un service volée en 5 heures.

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