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Tu es Nadal ou Federer ? (3/7)

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Suite de l’ana­lyse de ce qui relie et sépare nos deux cham­pions, Nadal et Federer : Le look !

Look inté­gral bandeau compris

Nadal
S’il est un joueur qui a immé­dia­te­ment trouvé sa pano­plie de Jivaro, c’est bien l’Espagnol. Il aura même réussi le double exploit de mixer avec son accou­tre­ment une mode vrai­ment nouvelle, le débar­deur sur panta­shop, avec une vraie fonc­tion, montrer ses gros bras à l’ad­ver­saire fragi­lisé. Une rumeur avait laissé entendre que Nike avait imposé cette tenue au Majorquin. Sophie Kamoun, direc­trice de commu­ni­ca­tion chez l’équi­pe­men­tier améri­cain a vite rectifié le tir : « Nadal a suffi­sam­ment de person­na­lité et d’exi­gence pour ne pas se faire imposer une tenue qu’il n’ai­me­rait pas. Il nous avait fait part de son souhait d’avoir une tenue plus fun et plus moderne qui corres­ponde à ce qu’il est en dehors du court ». Ce qui est faux, car hors court Nadal est tout ce qu’il y a de plus discret et de plus clas­sique en terme de dress code. C’est donc que l’Espagnol a parfai­te­ment compris la fonc­tion de l’habit de lumière, rejoi­gnant en cela la tradi­tion de ses collègues mata­dors, le bandeau blanc, vert ou rouge finis­sant de planter ce person­nage d’Indien dans la ville. Pour la galerie, Nadal aime à y ajouter quelques exten­sions et des accé­lé­ra­tions de taureau dans les vestiaires pour faire mijoter l’ad­ver­saire. Un spec­tacle qui impres­sionne encore. Seul Tsonga regarde ça en rigolant.

Federer
La classe absolue quand il débarque sur le central de Wimbledon dans son pantalon blanc avec blazzer écusson, Roger semble avoir plus de diffi­culté à trouver son code couleur hors de Londres au point de sucer un peu la roue de Nadal en terme d’iden­ti­fi­ca­tion visuelle. Ah si, il y a ce look All Blacks tenté à l’US Open 2007 mais on cherche encore l’ins­pi­ra­tion : peut‐être Jacques Chirac en chaus­settes à Brégançon. C’est que le Federer adoles­cent est parti de très loin. L’air mal réveillé, la cheve­lure démêlée au peigne à myrtille, le Suisse nous a sorti toutes les modes du teenager 90’s : le bandana à la Agassi, le catogan replié, le collier à bombecs gagné dans une fête foraine, le short bien trop long vu ce que les chaus­settes sont courtes. L’arrivée de Mirka Wavrinec à l’été 2000 lui a permis de passer le passer le cap du brushing, des socquettes plus hautes, et d’un début de recherche d’har­monie entre le bas et le haut. Bleu sur blanc, rouge sur noir, chez Nike on tâtonne encore sur les couleurs complé­men­taires. Finalement on sent toujours Federer plus à l’aise en costard avec la montre de son horloger préféré. En compa­raison et à chaque soirée offi­cielle, Nadal ressemble à un premier commu­niant qui aurait piqué à son oncle la cravate trop grande qui étran­glera son col de chemise.

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