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Tu es Nadal ou Federer ? (6/7)

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Suite de l’ana­lyse de ce qui relie et sépare nos deux cham­pions, Nadal et Federer : L’impact à travers les médias !

Impact télé­vi­suel sur grand écran 169

Nadal
Enorme, « super impac­tant » pour reprendre le discours des marke­ters. Si McEnroe et Borg avaient fait rentrer le tennis dans les foyers télé­visés, Nadal a remis le tennis au sommet des sports par ses sauts de kangourou et ses poings serrés vers le public. En 3 ans, l’épi­sode de son duel contre Federer a détrôné les séries de TF1 et M6. Sorte de catch des années 2000, le Majorquin le rôle du taureau de Manacor qui à la fin de l’épi­sode rede­vient l’ami des enfants. Un ami qui jusque là donnait envie de s’acheter des débar­deurs, un ami qui depuis sa victoire à Wimbledon inspire plus que de l’iden­ti­fi­ca­tion vesti­men­taire. Si on est Nadal, c’est qu’on ne lâche plus rien, qu’on se bat sur tous les points, qu’on pense qu’on peut revenir. Patrick Simon, respon­sable de la détec­tion des meilleurs joueurs fran­çais entre 7 et 10 ans ne s’y trom­pait pas qui l’es­pace du week‐end suivant la finale de Wimbledon 2008 avait vu des scènes inouies dans un regrou­pe­ment fédéral des jeunes espoirs fran­çais. « Vas‑y, mon coco, tu peux revenir ! » répé­tait après chaque point une petite boule de cham­pion. A 8 ans ! Si on cherche l’im­pact de Nadal, au‐delà même de ses qualités tech­niques, qu’on ne le cherche pas ailleurs, il est là et restera là, dans l’es­sence du sport : retourner un match en sa faveur.

Federer
Colérique à ses débuts, insup­porté par toute erreur au regard de l’idée de son propre talent, c’est une sèche défaite contre Clément à Marseille en 1999 après un bel exploit contre Moya qui a fini de convaincre Federer de l’im­passe dans lequel l’en­fer­mait la gestion chao­tique de sa frus­tra­tion. « J’ai perdu en quarts contre Clément et c’est vrai que j’avais eu des matches diffi­ciles, mais j’étais telle­ment épuisé menta­le­ment que je n’avais aucun espoir. Il fallait que j’ap­prenne à me relaxer. Mais il m’a fallu des années pour le comprendre. Il a même fallu que j’ex­plose une raquette à Hambourg pour passer à l’acte ». Cette méta­mor­phose, si elle fut formi­dable pour la consti­tu­tion d’un vrai palmarès et d’une Geste fede­rienne consi­dérée comme la perfec­tion faite tennisman, a légè­re­ment entamé l’image de l’homme Federer comme petit être émotif, même après ses pleurs de l’Australie 2006. Incarnant depuis 4 ans l’ex­pres­sion de l’im­pas­si­bi­lité totale, le Suisse s’est dessiné une image de « gestion­naire de Grands Chelems » qui s’est vite trans­formé en « cham­pion rétif à plonger dans la bagarre surtout face à Nadal ». Une critique injuste même si depuis ses diffi­cultés de l’été, Federer semble s’in­vec­tiver un peu plus, une atti­tude très appré­ciée du public qui, touchée par ses récentes défaillances, l’en­cou­rage comme jamais.

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EDITO : Dis, t’es Nadal ou Federer ?

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