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Tu es Nadal ou Federer ? (6/7)

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Suite de l’analyse de ce qui relie et sépare nos deux champions, Nadal et Federer : L’impact à travers les médias !

Impact télévisuel sur grand écran 16/9

Nadal
Enorme, « super impactant » pour reprendre le discours des marketers. Si McEnroe et Borg avaient fait rentrer le tennis dans les foyers télévisés, Nadal a remis le tennis au sommet des sports par ses sauts de kangourou et ses poings serrés vers le public. En 3 ans, l’épisode de son duel contre Federer a détrôné les séries de TF1 et M6. Sorte de catch des années 2000, le Majorquin le rôle du taureau de Manacor qui à la fin de l’épisode redevient l’ami des enfants. Un ami qui jusque là donnait envie de s’acheter des débardeurs, un ami qui depuis sa victoire à Wimbledon inspire plus que de l’identification vestimentaire. Si on est Nadal, c’est qu’on ne lâche plus rien, qu’on se bat sur tous les points, qu’on pense qu’on peut revenir. Patrick Simon, responsable de la détection des meilleurs joueurs français entre 7 et 10 ans ne s’y trompait pas qui l’espace du week-end suivant la finale de Wimbledon 2008 avait vu des scènes inouies dans un regroupement fédéral des jeunes espoirs français. "Vas-y, mon coco, tu peux revenir !" répétait après chaque point une petite boule de champion. A 8 ans ! Si on cherche l’impact de Nadal, au-delà même de ses qualités techniques, qu’on ne le cherche pas ailleurs, il est là et restera là, dans l’essence du sport : retourner un match en sa faveur.

Federer
Colérique à ses débuts, insupporté par toute erreur au regard de l’idée de son propre talent, c’est une sèche défaite contre Clément à Marseille en 1999 après un bel exploit contre Moya qui a fini de convaincre Federer de l’impasse dans lequel l’enfermait la gestion chaotique de sa frustration. « J’ai perdu en quarts contre Clément et c’est vrai que j’avais eu des matches difficiles, mais j’étais tellement épuisé mentalement que je n’avais aucun espoir. Il fallait que j’apprenne à me relaxer. Mais il m’a fallu des années pour le comprendre. Il a même fallu que j’explose une raquette à Hambourg pour passer à l’acte ». Cette métamorphose, si elle fut formidable pour la constitution d’un vrai palmarès et d’une Geste federienne considérée comme la perfection faite tennisman, a légèrement entamé l’image de l’homme Federer comme petit être émotif, même après ses pleurs de l’Australie 2006. Incarnant depuis 4 ans l’expression de l’impassibilité totale, le Suisse s’est dessiné une image de « gestionnaire de Grands Chelems » qui s’est vite transformé en « champion rétif à plonger dans la bagarre surtout face à Nadal ». Une critique injuste même si depuis ses difficultés de l’été, Federer semble s’invectiver un peu plus, une attitude très appréciée du public qui, touchée par ses récentes défaillances, l’encourage comme jamais.

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