Sharapova hors course, Caroline Wozniacki termine la saison à la place de numéro un mondiale pour la seconde année d’affilée. Un exploit qui vient récompenser une belle année… mais une année sans victoire en Grand Chelem. Une fois de plus. A quelques heures de disputer un match important, au Masters, face à Kvitova, l’absence de titre majeur sépare toujours Wozniacki des plus grandes.
« C’est génial de finir la saison à la place de numéro un mondiale pour la deuxième fois de suite », souligne Caroline Wozniacki après son match face à Vera Zvonareva. C’était attendu. C’est désormais validé. En arrivant à Istanbul, seule Maria Sharapova pouvait encore contrarier la Danoise dans sa quête du Graal. Mais la Russe a écourté le suspense en se retirant du Masters. Une nouvelle qui fait la joie de Bartoli, mais surtout de Wozniacki. La Danoise, déjà sacrée en 2010, remet ça cette année. Une belle performance que Stacey Allaster, présidente de la WTA, n’a pas hésité à mettre en avant, « Être au top niveau de manière régulière n’est jamais simple, mais en le réalisant, elle démontre qu’elle a fait preuve de beaucoup de volonté et d’engagement. Voilà pour les félicitations. Un peu de baume au cœur dans un tennis féminin qui vit dans l’ombre des Djokovic, Nadal, Murray et Federer.
« Peu de joueuses l’ont fait », souligne la reine du jour. En effet. Avant Wozniacki, elles étaient sept, sous l’ère Open, à avoir occupé la place de numéo un deux fois d’affilée. Wozniacki accompagne désormais Chris Evert, Martina Navratilova, Steffi Graf, Monica Seles, Martina Hingis, Lindsay Davenport et Justine Henin dans ce cercle très fermé. Depuis les années Henin, le tennis féminin ne se trouve pas de chef de file. Wozniacki pourrait‐elle le devenir ? « Caroline est exceptionnelle et possède beaucoup de talent et elle est capable de faire encore bien plus », si l’on en croit Stacey Allaster. Car, pour l’instant, la Danoise n’a pas la carrure d’une Justine Henin ou d’une Davenport. Premier constat et non des moindres, Wozniacki n’a remporté aucun titre en Grand Chelem. Cette saison, encore, elle échoue dans sa quête. La Danoise ne fait pas mieux que deux demi‐finales, en Australie et à l’US Open. Pas de Majeur pour une numéro un, ça fait tâche. La critique n’est pas nouvelle mais reste justifiée. Wozniacki le sait et se sait attendue en 2012. L’histoire se répète.
Pour l’heure, la Danoise a glané six trophées en 2011 avec notamment des victoires à Indian Wells et à Dubaï. Des nouveaux titres qui portent son total à 18. Pas mal pour une joueuse âgée de seulement 21 ans, qui sur 21 tournois disputés, aura atteint huit finales. Un bilan total de 62 victoires contre 15 défaites, à ce jour. Si on enlève quelques passages à vide, Wozniacki réalise une très bonne saison. Une saison qui deviendrait superbe avec une victoire au Masters. Cela ne peut pas compenser le manque en Grand Chelem mais ferait taire certaines critiques à son égard. Pour cela, Woznaicki ferait mieux de remporter son dernier match de poule face Petra Kvitova. La numéro un mondiale mène par trois victoires à une dans leurs confrontations directes mais les deux filles ne se sont pas encore affrontées cette année. Et, une chose est sûre, Kvitova a progressé depuis l’an dernier. Pas une mince affaire pour la Danoise. Cela dit, un statut de numéro un, ça s’assume, surtout pour remporter un titre majeur. Ça, Wozniacki, commence à le savoir.
Publié le jeudi 27 octobre 2011 à 15:54



