Interrogé ce matin dans l’Equipe, Makis Chamalidis, un psychologue intervenant à la fédération française tente de décrypter les pleurs de Roger :
« […] L’enjeu est mesurable à ces pleurs qu’il n’a pu contenir, nous offfrant sa fragilité et l’ampleur de tout ce que cela représente pour lui. Sa crise de larmes prouve à quel point il est investi dans cette mission. A l’adolescence, il était connu comme quelqu’un de caractériel, et, du jour au lendemain, il était devenu le plus zen, le plus serein, le plus fair‐play du circuit. N’est‐il pas en train de nous annoncer une nouvelle dimension de sa personnalité ? Lui qui reste souvent de marbre, comme Borg à son époque, a peut‐être besoin de plus évacuer ses sentiments et la pression quand il joue contre Nadal. Car, quand Federer l’affronte, il n’est plus le même. Il ne joue pas de la même façon. Je l’ai trouvé très agacé à certains moments de la finale. Sa force, c’est son relâchement dans les gros rendez‐vous… sauf face à Nadal. Et ça le frustre. »
Publié le lundi 2 février 2009 à 10:20


