Alors que Patrick Mouratoglou a de nouveau défrayé la chronique en dressant un nouveau constat alarmiste de l’état actuel du tennis et de sa popularité, en marge de la nouvelle édition de son exhibition, UTS, à Nîmes, notre confrère Frédéric Verdier a tenu à lui répondre directement lors de son passage dans l’émission, « Sans Filet », sur Winamax TV.
Et force est de constater que les propos du journaliste sont un peu plus censés et réalistes que ceux de l’ancien coach de Serena Williams.
🎾 « Ce serait une erreur de courir après les jeunes téléspectateurs qui n’ont plus envie de passer 5 heures devant leur télé. Changer des trucs, ajuster, oui, mais en revanche, il ne faut pas toucher au format. »
— Sans Filet 🔞 (@SansFilet) April 4, 2026
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« Ce qui est un peu outré et excessif n’a pas autant de portée que cela devrait. Mais quand il explique des trucs comme ça, il y a toujours des choses intéressantes à retenir. Il y a un fond de vrai mais ce que je n’aime, et je lui ai déjà dit en face‐à‐face, c’est qu’il explique que les fans, qui ont émergé dans les années 70 autour de Borg et McEnroe, et qui avaient 25 ans, sont toujours les mêmes et qu’ils ont tous 60 balais aujourd’hui. À croire qu’il ne croise jamais un jeune qui lui dit : ‘Le tennis, c’est mon truc’. C’est vraiment pas de bol parce que moi, dans les clubs, je vois plein de gamins qui jouent. Dans les tournois, je vois plein de gamins en tribunes. C’est un peu caricatural et cela perd de son poids. Là où je suis d’accord, c’est qu’il y a eu une énorme popularité du tennis, par exemple aux États‐Unis avec des matchs sur CBS devant des millions et des millions de téléspectateurs, avec Jimmy Connors et Gerulaitis à une époque où il y avait beaucoup moins de chaînes de télévision. Ok, tout ça, on comprend. Mais il n’y a pas de fatalité et surtout, il n’y a pas de complexe à faire et je pense même que ce serait une erreur de courir après les jeunes téléspectateurs parce qu’ils n’ont plus envie de passer 5 heures devant leur télé. Il y a d’autres manières que de casser le format du tennis. Ajuster, changer, là je suis d’accord avec Patrick Mouratoglou. Mais on ne touche pas au format. »
Publié le samedi 4 avril 2026 à 15:15



