Accueil Ysern : "Le tournoi n’est pas en danger"
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Ysern : « Le tournoi n’est pas en danger »

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Invité de l’émission avec notre partenaire, Sud Radio, Gilbert Ysern s’est confié sur l’avenir de Roland-Garros et le projet de modernisation du stade. Le directeur du tournoi aborde également la question du prize-money après l’annonce de la hausse de Wimbledon cette semaine.

L’avenir du tournoi de Roland-Garros…

« Le tournoi n’est pas en danger. Le danger viendrait si on n’arrive pas à réaliser l’extension du stade. On n’est plus dans le coup, c’est pour ça que l’on veut faire des travaux, mais il faut attendre. Les joueurs, les spectateurs, les médias, tout le monde est patient. Il faut réussir cette extension. »

Sur la projet de modernisation…

« Un stade en ville, c’est mieux qu’un stade à la campagne. Le stade s’intègre parfaitement dans son quartier. On fait en sorte que les nuisances soient réduites. Bien sûr, il y a du monde. Ça créé des désagréments dans le voisinage. Mais ce qui fait la force de Roland, c’est qu’on a un site exceptionnel à côté des grands monuments de Paris. Notre force, c’est notre identité. On cultive cette identité en voulant aller dans les serres d’Auteuil. Contrairement aux différents mensonges et désinformation, on ne va pas porter atteinte aux serres de Formigé. On va construire des magnifiques serres et ceux qui visiteront les serres Formigé ne verront même pas les courts de tennis. Après cinq ans de procédure, on arrive enfin au bout. Le rapport de l’enquête publique nous dit que c’était un très beau projet et que l’alternative de couvrir l’A13 ne pouvait fonctionner. On joue les prolongations… Mais le premier ministre nous soutient. »

Sur l’augmentation de Wimbledon, et le fait que Roland-Garros soit le « dernier » en matière de prize-money malgré une hausse de 12 % cette année…

« Ce n’est pas embêtant. Le monde du tennis sait très bien que Wimbledon est un tournoi à part. C’est un club. Roland-Garros est l’outil de production du tennis français, qui fait vivre le tennis en France. Maintenant, les points délivrés aux joueurs sont les mêmes, le statut de Grand Chelem on l’a au même titre que les autres. L’enjeu est le même. Demandez à Novak Djokovic… »

Sur la course à l’augmentation…

« Les tournois fonctionnent très bien, gagnent de l’argent, c’est donc normal que les joueurs en profitent. Le sport vit une mondialisation. Des acteurs sont prêts à tout pour faire venir les meilleurs joueurs. On l’a vu en fin d’année avec l’IPTL notamment. Cela met mécaniquement la pression sur les grands tournois comme les nôtres. Les joueurs jouent nos tournois car c’est ici que s’écrit l’histoire, le prestige et le statut. »

Vous pouvez (ré)écouter l’émission, le journal du tennis, en cliquant ici (à partir de 21’15).

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