Parallèlement à l’annonce de la fin de sa carrière, Amélie Mauresmo est revenue sur les évènements les plus marquants de sa vie de sportive.
De quoi êtes‐vous la plus fière aujourd’hui ?
Je parlais de persévérance. Ça a été cette marque, qui m’a suivie toutes ces années pour aller chercher les trois objectifs que je m’étais fixés : être n°1 mondiale, gagner un Grand Chelem et gagner la Fed Cup. On a commencé par la Fed Cup, en groupe, ça devait être peut‐être un peu plus facile pour moi, puis les choses ont suivi, avec le Masters, une marche importante pour moi, et les deux titres du Grand Chelem l’année suivante. Je pense aussi à la médaille d’argent des Jeux Olympiques (en 2004), qui m’a procuré une émotion énorme, je ne pensais pas ressentir ça.
Et puis humainement, quand je vois les gens qui sont dans cette salle, en dehors du contexte presse, je suis fière parce qu’ils ont été fidèles dans les moments difficiles. Et pour ça, je les remercie. J’ai trouvé des gens de qualité tout au long de ma route. Je me dis que ce n’est peut‐être pas un hasard. Enfin, il y a une chose qui m’a toujours nourrie, c’est ma sensibilité. Je suis super fière d’avoir pu accomplir cette carrière en la vivant d’une manière complètement exacerbée, avec toutes les émotions qui allaient avec, avec toute cette adrénaline. J’avais une grosse sensibilité, mais aussi une force encore plus forte pour aller au‐delà de ça.
Publié le jeudi 3 décembre 2009 à 17:23
