David Ferrer joue en ce moment à Valence pour conserver son titre. Suivront Paris‐Bercy, puis Londres, avant de retourner en Espagne pour disputer la finale de la Coupe Davis. Dans l’ombre du quatuor de tête, Ferrer ne fait pas de bruit et s’installe au cinquième rang après une belle saison. Avec en tête, déjà, l’échéance ibéro‐argentine…
« La Coupe Davis est une compétition particulière parce que l’on joue pour son pays et le public est automatiquement plus impliqué. En face de nous, il y aura l’Argentine de Nalbandian, Del Potro et Monaco. Ca va être très difficile. Car si les Argentins vont être animés d’un esprit de revanche de la finale de 2008, ils vont surtout vouloir décrocher leur premier titre dans cette compétition », souligne David Ferrer, qui va disputer sa troisième finale après 2008 et 2009. Pour un troisième saladier d’argent à son palmarès ? Si en 2008 le Valencian avait perdu son match face à Nalbandian, l’année d’après, Ferrer avait remporté un précieux deuxième point face à Stepanek, au bout d’un match conclu 8–6 au cinquième set.
Ferrer, équipier modèle de Nadal avec l’Espagne, impressionne aussi sur le circuit par sa régularité. Revenu dans le Top 10 fin 2010, il n’a cessé de progresser au classement pour se positionner juste derrière Federer au cinquième rang. Résultat : L’Espagnol se qualifie pour son deuxième Masters d’affilée. Et ce, sans faire de bruit, laissant la lumière des projecteurs éclairer Nadal, Djoko, Murray et Federer. Pourtant, cette saison, il remporte deux titres, à Acapulco et à Auckland, puis atteint deux finales en Masters 1000 : à Shanghai et Monte Carlo, battu respectivement par Murray et Nadal.
Demi finaliste à l’Open d’Australie, Ferrer atteint aussi les huitièmes de finales dans les trois autres Majeurs. Des résultats qui résument bien l’année de Ferrer. Régulier, certes. Mais un ton en dessous du quatuor infernal. A part une victoire face à Rafa, en quart de finale, à l’Open d’Australie, le natif d’Alicante a toujours perdu face aux cadors cette saison. Des défaites qui abonnent Ferrer aux places d’honneur.
Mais la saison n’est pas encore terminée et le Valencian peut toujours faire mentir les statistiques. Avec, tout d’abord, l’objectif de conserver son trophée à Valence. Tête de série numéro un, Ferrer doit se débarrasser de Monaco, avant, peut‐être, Juan Martin Del Potro, qu’il pourrait retrouver en finale. Un joueur argentin qu’il redoute. « Del Potro peut devenir numéro un », souligne Ferrer sur le site Marca.com, cette semaine. Enfin, l’Espagnol aura encore l’occasion de battre un joueur du Top quatre, que ce soit à Bercy ou à Londres. L’an dernier, il y avait perdu tous ses matchs de poule, ne remportant même aucun set. Cette fois ci, il aura à coeur de se frayer un chemin en demi‐finales. Pour arriver, gonflé à bloc, à Séville. Et peut‐être attirer un peu plus de lumière sur lui.
On vous propose, en vidéo, les highlights du match entre David Ferrer et Rafael Nadal, à l’Open d’Australie.
Ferrer tenant du titre
Les highlights de Murray‐Ferrer
Publié le samedi 5 novembre 2011 à 11:30



