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La jurisprudence Hingis ?

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Alors que la fin de ses deux ans de suspen­sion arrive le 30 septembre prochain, Martina Hingis ne compte pas revenir sur le circuit WTA. Concernant Richard Gasquet, contrôlé positif avec trois fois plus de cocaïne dans le sang et suspendu deux mois et demi, l’ITF fait appel de la déci­sion de sa propre commis­sion. Le cas Hingis fera‐t‐il juris­pru­dence pour celui du Français ou bien sera‐t‐il traité indé­pen­dant de celui de l’an­cienne numéro 1 mondiale ?

A partir du 1er octobre prochain, Martina Hingis pour­rait rede­venir une joueuse de tennis à part entière. Mais la Suissesse n’en a pas l’in­ten­tion. « Je n’ai plus envie de souf­frir pour améliorer ma condi­tion physique. » Depuis sa retraite prise au lende­main de Wimbledon, la Suissesse est restée muette sur sa suspen­sion due à la présence de cocaïne dans son orga­nisme, 42 nanogrammes/millilitre de sang contre 151 pour Richard Gasquet. Les deux mois et demi de suspen­sion infligés au Français lais­saient trans­pa­raître comme une diffé­rence de trai­te­ment qui avait étonné Sarah Pitkowski, qui s’était exprimée sur RMC. « Il y a une inco­hé­rence avec les deux ans infligés à Martina »

Lors d’une exhi­bi­tion, à des années lumières du circuit profes­sionnel, des repor­ters suisses du quoti­dien Le Temps avaient retrouvé la cham­pionne, qui s’était exprimée sur la fin brutale de sa carrière. « J’ai essayé de prouver mon inno­cence. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas comment ce produit est arrivé dans mon orga­nisme », a déclaré la maudite de Roland Garros, qui n’a pas recouru au test capil­laire pour tenter de prouve son inno­cence. « J’aurais beau payer des avocats à 1000 dollars de l’heure, nous n’arriverions à rien. Avec cette histoire, j’ai traversé la pire période de mon exis­tence. J’ai reçu la lettre de la fédé­ra­tion au moment où Radek Stepanek, pour lequel j’avais mis ma carrière entre paren­thèses, a rompu nos fian­çailles. Je peux vous assurer que ça été dur, très dur. »

Jusqu’au 30 septembre, Martina Hingis est donc inter­dite de compé­ti­tion mais égale­ment de toute présence dans les tour­nois du Grand Chelem, comme toutes les joueurs et tous les joueurs suspendus pour dopage. Cette mésa­ven­ture était arrivée à Guillermo Cañas qui n’avait pu aller voir sa fiancé de l’époque jouer à Roland Garros 2006. Invitée à la parade des cham­pions de l’US Open l’an dernier, Hingis n’avait pas eu l’autorisation de fran­chir les grilles de Flushing Meadows. Idem à Wimbledon, où elle avait loué une maison. « J’avais pour­tant reçu des billets de l’organisation. Soudain, tout ce que j’avais accompli ne repré­sen­tait plus rien, ma carrière n’avait plus aucune valeur. »

Louant une passion pour les chevaux, la triple lauréate de Melbourne demeure égale­ment privée de concours hippique jusqu’à la fin de sa suspen­sion. Mais elle ne veut pas que l’on voit dans son silence une fuite « Je ne suis pas du genre à ne pas avouer mes fautes. Si j’ai commis une erreur, je le dis, je donne des expli­ca­tions et je m’excuse. Mais je ne consomme pas de cocaïne. » C’est à‑peu‐près ce qu’a­vait déclaré Richard Gasquet, qui présen­tait un taux trois fois plus élevé que Martina Hingis. Alors que la fédé­ra­tion inter­na­tio­nale de tennis et l’agence mondiale anti­do­page ont renvoyé la déci­sion de la commis­sion dési­gnée par l’ITF devant le Tribunal arbi­tral du sport, où en sera le Français dans quatre mois ?

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