Le New York Times s’est penché sur la santé du tennis américain. Autant dire qu’il a besoin de vitamines et de transfusion sanguine. Les jeunes pouces tardent à arriver au sommet. « Ils sont dans de salles draps », annonce Justin Gimelstob, en parlant des ses cadets. « La dernière personne qui a gagné un match après avoir remporté le titre national chez les juniors, c’était moi. Et c’était il y a 14 ans. » Les États‐Unis survivent par quelques têtes et leurs anciennes gloires. Ils ont besoin d’air frais juge le quotidien américain.
Andy Roddick est le seul Américain présent dans le top 20. Cette unique présence du numéro 5 mondial parmi cette caste de joueurs est historique pour les États‐Unis puisque pour la première fois depuis l’intronisation du classement ATP, en 1973, jamais cette situation ne s’était présentée. « Cette réalité est la réalité », avoue Patrick McEnroe. James Blake ancien numéro 5 mondial est cette semaine à la 23ème place. Même si le capitaine de l’équipe américaine de Coupe Davis estime que les USA sont en train de « revenir » sur la bonne voie, la réalité est cruelle.
Inimaginable aujourd’hui, il y a dix ans, les États‐Unis avaient raflés quasiment tous les grands titres de l’année. Roland Garros avec Andre Agassi. Wimbledon et le Masters avec une finale Pete Sampras‐Andre Agassi. L’US Open avec une finale Andre Agassi‐Todd Martin. En 2009, seul Roddick parvient à être un trouble‐fête pour les meilleurs joueurs du monde.
Les USA ont vécu deux périodes dorées. Une dans les 1990 avec Pete Sampras, Andre Agassi, Jim Courier, Michael Chang, Todd Martin et consort. Et il leur faut du temps pour digérer, comme après la première moitié lumineuse des années 1980 avec John McEnroe, Jimmy Connors, Vitas Gerulaitis, Jimmy Arias, Aaron Krickstein. Reconstruire une génération de haut niveau n’est pas chose aisée.
« Nous avons 300 millions d’habitants dans notre pays. Nous devons créer des groupes de haut niveau et qu’ils travaillent entre eux », annonce Agassi, champion aux huit titres du Grand Chelem. Sam Querrey a disputé quatre finales en sept tournois depuis juillet et Roddick estime « qu’il a passé un sérieux cap cet été. » Mais le jeune homme de 21 ans, 22ème mondial, est désormais numéro 2 national devant Blake, et il demeure bien seul pour accompagner ses leaders vers les sommets du tennis mondial.
Publié le mercredi 2 septembre 2009 à 17:46


