AccueilArchivesNotre infiltré Marc Gicquel: "Je passe d'outsider à favori"

Notre infiltré Marc Gicquel : « Je passe d’outsider à favori »

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Après les chro­niques qu’il a signé sur WLT durant l’Open d’Australie, Marc Gicquel continue d’être notre infiltré sur le circuit. Interrogé par notre envoyée spéciale à Marseille, Krystel Roche, il nous livre ses senti­ments avant d’entrer en lice à l’Open 13.

Son 1er tour contre le lucky‐looser George Bastl

« Richard (Gasquet) s’est retiré hier soir, donc je joue fina­le­ment le Suisse George Bastl au premier tour. On ne s’est joué qu’une fois, en qualifs’, à Andrézieux. J’avais gagné, mais ça remonte à long­temps, il y a peut‐être 5 ou 6 ans. Alors c’est sûr, c’est mieux de jouer Bastl que de jouer Richard. Mais je vais me préparer de la même façon que si j’avais eu à jouer Richard. C’est un match à gagner, comme chaque semaine, où l’on met tout de son côté pour remporter ce genre de rencontre. Que ce soit George ou Richard, je vais essayer de donner mon maximum, bien jouer et l’emporter.
Après, je me méfie des lucky‐loosers par rapport à ce qui m’est arrivé la semaine dernière, donc… Il est là, il perd au dernier tour des quali­fi­ca­tions, est lucky‐looser, n’a plus rien à perdre… Il joue contre moi, c’est moi le favori. Et puis les rôles se sont inversés : contre Richard, j’étais l’outsider, et Richard favori. Là je me retrouve favori. Mais bon, j’ai le temps aussi, j’ai toute la journée pour me préparer, un double à jouer qui peut me mettre bien dedans. J’arriverai frais car je me suis bien reposé après Rotterdam. Je vais essayer de faire un bon match, de bien jouer, pour ne pas avoir de regrets. Après, si je joue bien et qu’au final je perds, l’autre aura mieux joué, ce sera comme ça. Ce match, je l’aborde comme tous les autres matches. Comme quand j’ai joué Murray, Paulo ou Korolev…. »

L’Open 13 de Marseille

« On est contents de jouer en France, et c’est vrai que l’on est beau­coup de Français dans le tableau. On est bien supportés ici. A la base, on devait se jouer avec Richard, pour rencon­trer Fabrice [Santoro] ou Bennet’ au deuxième tour. Mais on verra bien ! De toute façon, vu le nombre de trico­lores dans le tableau… C’est bien pour le tournoi. Si l’un d’entre nous peut aller au bout, tant mieux ! Que ce soit moi, Fabrice, Bennet’, Gilles [Simon], Jo [Tsonga].

Je suis engagé en double aussi [avec Paul‐Henri Mathieu], mais c’est vrai que la prio­rité reste le simple. Si je peux bien jouer sur les deux tableaux, tant mieux ! On va essayer, faire le maximum. 

L’Open 13 est un bon tournoi. Et les Français aiment évoluer en France. Il y a le public, on est quand même un peu à la maison. C’est comme les Russes : ils vont tous jouer Saint‐Pétersbourg ou Moscou. Federer va jouer Bâle, etc. C’est normal. Quand il y a des tour­nois chez nous, on a envie de les jouer. Après, si je peux jouer Metz, Lyon, Bercy… Tous les Français, forcé­ment, sont contents de disputer ces tournois‐là. C’est rare de voir des Français s’engager à l’étranger s’il y a un tournoi en France la même semaine. Ça peut arriver, si notre clas­se­ment ne nous permet pas de rentrer dans le tableau. A ce moment‐là, on rentre ailleurs, et voilà. Mais je pense que la prio­rité pour les joueurs fran­çais est d’évoluer en France : on a plus de recon­nais­sance, on a le soutien du public, et c’est plus sympa, c’est sûr.

L’ambiance sur cet Open 13 est bonne, on est bien accueillis. Des joueurs comme Arnaud [Clément] ou Michaël [Llodra], jouent ce tournoi depuis un moment. Nico Mahut me disait que c’était sa 10e parti­ci­pa­tion. Après, on connaît forcé­ment un peu les gens, le contact est plus sympa, plus proche, donc c’est vrai que l’on est contents de revenir chaque année.

Le village a un peu changé par rapport aux années précé­dentes. Il a été agrandi, j’étais un peu perdu hier (rires). C’est sympa, on a de beaux villages, ici, comme à Lyon. Ils ont rajouté aussi le Hawk‐eye sur le court central : c’est bien, il y a des inno­va­tions. Et le court est tout bleu, aux couleurs de l’OM ! (rires). C’est un beau tournoi, avec un beau plateau. Il fait quelques degrés de moins qu’à Melbourne, mais un peu plus qu’à Paris ! (sourire) Et puis il y a un beau ciel bleu, on est contents d’être ici. Le petit et mon épouse sont là : on est en famille, ça fait du bien. »