ATP - Lyon
Cours, Fabrice, cours...



Fabrice Santoro s'incline dès le premier tour face à Albert Montanes, 4-6 4-6, en 1h25 de jeu.

C'est un peu le leitmotiv de Fabrice, ces dernières saisons, pour expliquer nombre de ses défaites. Il lui devient de plus en plus difficile d'opposer sa technique aux coups plus puissants de ses adversaires. Son match contre Montanes en est l'illustration. Même si l'Espagnol est loin d'avoir un gabarit impressionnant (1m75 pour 70 kg), il a fait valoir, aujourd'hui, une force de frappe assez intéressante. Toujours profonds, toujours précis, tant croisés que longs de ligne, ses coups droits comme ses revers ont baladé un Magicien en mal de tours.

Santoro fautif

Fabrice a néanmoins donné le bâton pour se faire battre. D'une part, le Tahitien, loin de casser le rythme et le jeu de son adversaire, a accepté l'épreuve de force. Hésitant dans ses choix, prenant des partis hasardeux, il a laissé Montanes le balader et s'est épuisé dans des courses vaines. D'autre part, malgré son expérience, il n'a pas su saisir les occasions qui se sont présentées : 5 balles de break, mais aucune convertie.

Montanes opportuniste

Pourtant, lui-même a été très solide sur son service, enquillant 13 aces et remportant 8 points sur 10 derrière ses premières. Mais, en face, l'Espagnol n'a pas laissé passer sa chance, parvenant à breaker, à chaque fois, d'entrée de set. S'est ensuivi, dans chacune des deux manches, un deuxième jeu accroché où Santoro rate plusieurs balles de débreak et où, son vis-à-vis, solide, parvient à revenir, avant de l'emporter.

Une course dans le vide

Courir après la balle, courir après le score... C'est ce qu'aura fait Fabrice tout au long du match, certes avec brio de temps en temps et des jambes de 20 ans, mais ce n'était pas suffisant, aujourd'hui, pour battre un Albert Montanes en confiance, après une victoire à Bucarest et une demi à Szczecin.

Au prochain tour, le Barcelonais, 36ème joueur mondial, affrontera un autre Français, Florent Serra. Sa partie de tableau peut lui laisser espérer les quarts, voire les demis. Pas mal pour un joueur de terre...