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Augures heureux à l’Aravane

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Et si la Française de l’année 2010 était Aravane Rezai ? 

Certes, les pronos­tics de début de saison sont toujours parmi les plus risqués. Mais celui‐ci, on veut bien le tenter, tant la trajec­toire d’Aravane semble avoir pris de l’élan depuis son titre à Strasbourg, en mai 2009. S’en était suivi un huitième à Roland, une victoire sur Dinara Safina, numéro 1 mondiale, un titre à Bali… Cette nuit, à Sydney, elle a donné une leçon à la numéro 12 mondiale, Flavia Pennetta, pour un succès dans la lignée de ces derniers résul­tats. En une heure de jeu, la Française a claqué un 6–3 6–0, meilleure perf’ depuis Toronto et Dinara. La joue de la belle Italienne se ressent encore du camou­flet subi : elle, qui restait sur une finale à Auckland, subit sa première défaite en trois confron­ta­tions contre Rezai. Pis, elle s’est trouvée complè­te­ment débordée dans le jeu, n’ins­cri­vant que 8 points dans le second set, ne conver­tis­sant pas une de ses deux balles de break, concé­dant son service à 5 reprises, ne rempor­tant qu’un quart des points sur l’en­ga­ge­ment adverse… N’ayons pas peur des mots, la victoire d’Aravane est en tout point remarquable. 

En demi‐finale, Aravane Rezai affronte Serena Williams pour la première fois de sa carrière. Si Serena n’est pas Dinara, un exploit reste tout de même possible : malgré une victoire facile sur Vera Dushevina, 6–2 6–2, l’Américaine n’a pas toujours semblé très concernée par la rencontre. Une Serena en début de saison, une Serena hors Grand Chelem… La conjonc­ture est la meilleure pour une belle perfor­mance ; à Rezai d’en profiter. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : à une semaine d’un Open d’Australie où elle devrait être tête de série, un tel parcours dans un Premier Event est une béné­dic­tion et un moteur pour sa confiance. De quoi augurer de grandes choses, les auspices latins l’ont confirmé cette nuit.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.