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« Cette bataille des sexes entre Sabalenka et Kyrgios était une masca­rade. À qui cet événe­ment a‑t‐il profité, à part aux caisses du manager et des deux joueurs ? À personne. Certainement pas au tennis féminin, qui en ressort plutôt ridi­cu­lisé », lance Ubaldo Scanagatta

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Directeur de la rédac­tion d’Ubitennis, Ubaldo Scanagatta n’a mani­fes­te­ment pas du tout apprécié le « spec­tacle » proposé par Nick Kyrgios et Aryna Sabalenka à l’oc­ca­sion de la nouvelle bataille des sexes. Notre confrère ne mâche pas ses mots. 

« Mais quelle bataille des sexes, ce match, cette masca­rade. Mise en scène à Dubaï par le manager d’Aryna Sabalenka, qui est égale­ment le manager de Nick Kyrgios, un ancien joueur devenu clown, clown de lui‐même, quel­qu’un qui, certes, a été en finale à Wimbledon en 2022, mais qui, au cours des trois dernières années, n’a remporté qu’un seul match, à tel point qu’il se retrouve désor­mais au‐delà de la 600e place au clas­se­ment mondial et qui, malgré tout, bat 6–3, 6–3 la numéro un mondiale. À qui cet événe­ment a‑t‐il profité, à part aux caisses du manager et des deux joueurs ? À personne. Certainement pas au tennis féminin, qui en ressort plutôt ridi­cu­lisé. La situa­tion était bien diffé­rente lorsque Billie Jean King a affronté Bobby Riggs pour prendre sa revanche sur le match que Bobby Riggs avait remporté contre Margaret Court en 1973 à Houston. C’était tout autre chose et, je le répète, cela n’a fait que compli­quer la vie de ceux qui cherchent à obtenir des prix égaux pour le tennis féminin. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.