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Guy Forget sur le forfait de Carlos Alcaraz à Roland‐Garros : « J’ai envie de dire quelque chose qui ne va pas faire plaisir à certains joueurs, à l’ATP ou la WTA, mais les tour­nois du Grand Chelem, en parti­cu­lier Roland‐Garros, sont plus grands que n’im­porte quel joueur »

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Directeur de Roland‐Garros entre 2016 et 2021, Guy Forget était l’in­vité ce dimanche de l’émis­sion, « Bartoli Time », sur RMC Sport où il a été invité à s’ex­primer sur le forfait du double tenant du titre, Carlos Alcaraz, blessé au poignet. 

Et l’an­cien 4e joueur mondial, qui a été confronté au forfait de Rafael Nadal il y a quelques années, a tenu à rela­ti­viser, expli­quant que le tournoi pari­sien était en réalité plus grand que les joueurs.

« Je me souviens d’une année où Rafa a déclaré forfait pendant le tournoi (avant le 3e tour, en 2016), et j’étais allé le voir dans les petites cabines du service médi­cale avec Toni, son staff et son médecin, où il m’a annoncé qu’il n’al­lait pas pouvoir entrer sur le terrain, il était au bord des larmes, c’était émou­vant à voir parce qu’on sait à quel point il aime le tournoi. C’est toujours un coup dur parce qu’au‐delà du direc­teur du tournoi, il y a des fans, des gens qui ont acheté leur billet pour venir voir Rafa. On aime avoir tous les meilleurs joueurs en forme au bon moment. Maintenant, ce que j’ai envie de dire et cela ne va pas faire plaisir à certains joueurs, à l’ATP ou la WTA, mais les tour­nois du Grand Chelem, en parti­cu­lier Roland‐Garros, sont plus grands que n’im­porte quel joueur. C’est‐à‐dire que, un petit peu comme le Tour de France ou le Louvre, les gens viennent du monde entier pour voir ce tournoi, qui est extra­or­di­naire. Quand il y a malheu­reu­se­ment un forfait, il y a d’autres joueurs, d’autres joueuses qui vont assurer le spec­tacle, véhi­culer des émotions. Et on a énor­mé­ment de chance d’avoir en France un évène­ment de cette envergure. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.