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Jo‐Wilfried Tsonga sur le tennis fran­çais : « J’ai envie de dire qu’ac­tuel­le­ment, on est presque dans une situa­tion normale »

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L’élimination de l’équipe de France de Coupe Davis vient s’ajouter au piètre bilan trico­lore en Grand Chelem cette année. 

De passage sur la chaîne Youtube « Pile ou Face », Jo‐Wilfried Tsonga a juste­ment donné son avis sur la situa­tion actuelle du tennis fran­çais, et il a plutôt fait preuve d’optimisme. 

« Le tennis fran­çais, en fait, est en évolu­tion, mais j’ai même envie de dire qu’on ne va pas parler unique­ment du tennis fran­çais : on peut parler du tennis mondial, qui aujourd’hui est un peu en évolu­tion. On a des jeunes qui sont talen­tueux, doués, qui sont en pleine progres­sion. Je pense que c’est impor­tant de dire aux gens qu’en fait, il y a quand même des cycles. Les Italiens, ils n’avaient pas eu de cham­pion chez les hommes depuis 1976. En l’occurrence, là, ils ont plein de super joueurs qui sont en train d’apparaître, et notam­ment le numéro 1 mondial Jannik Sinner. Ça leur a pris, je pense, 15–20 ans à construire les choses. En fait, aujourd’hui, on aime­rait que du jour au lende­main, il y ait quelqu’un qui arrive et qui gagne tout. Mais la réalité, dans le tennis en tout cas, c’est que ces mêmes joueurs qui sont là aujourd’hui seront les cham­pions de demain. Ça ne sera pas diffé­rent. Alors, il y a des plus jeunes qui vont arriver au fur et à mesure aussi, mais ils auront besoin de leurs étapes aussi. Et donc, moi, je dirais que c’est plutôt ça qu’il faut retenir : fina­le­ment, aujourd’hui, on est juste dans une situa­tion presque, j’ai envie de dire, normale. Donc, rien n’est perdu. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.