C’est l’un des débats de ces dernières semaines car l’ATP envisage une réforme : les spécialistes du double méritent‐ils réellement leur statut, leur niveau de rémunération et les nombreux avantages dont ils bénéficient, au regard de leur popularité auprès du public ?
Pour certains observateurs, les joueurs de double sont aujourd’hui trop bien rémunérés par rapport à ce qu’ils rapportent réellement aux tournois, que ce soit en termes d’audience, d’attractivité ou même de niveau de jeu.
C’est notamment l’avis de Julien Boutter, ancien joueur professionnel et directeur de l’Open de Moselle. Interrogé par nos confrères de L’Équipe, il n’a pas hésité à prendre position sur ce sujet sensible. Sa réponse est sans détour : selon lui, ces privilèges ne sont tout simplement pas justifiés.
« C’est une solution légitime, pour reverser de l’argent au simple, mais ça ne résout pas le problème. Oui, les joueurs de double s’entraînent, ont des automatismes, savent retourner d’un côté, bien sûr qu’il y a un travail, mais au niveau tennistique, ça joue −2÷6, −4÷6… Tu ne peux pas, à l’heure actuelle, jouer à ce niveau et gagner 400 ou 500 000 dollars par an. Ce n’est pas possible, c’est un emploi fictif ! Tout cet argent, tu ne le génères pas du tout puisque sur des premiers tours, voire des demi‐finales sans Français, il n’y avait personne dans les tribunes, c’était le désert » a déclaré l’ancien 46ème joueur mondial.
Publié le mardi 14 juillet 2026 à 11:47



