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La semaine du coaching !

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C’est la semaine du coaching, sur Welovetennis.fr. Qu’est‐ce qu’un bon coach ? Quelles sont ses recettes ? Ses secrets ? Réponse à partir de demain avec :

- Toni Nadal, mercredi 19 février
– Gilles Simon, jeudi 20 février
– Sam Sumyk, vendredi 21 février

Ivan Lendl avait montré la voie. Le chemin. Evité les ornières. Et confirmé, oui, qu’un très grand joueur peut faire un très grand coach. Pourtant, rejoindre le team d’Andy Murray s’ap­pa­ren­tait à un pari risqué… Ou pas. On imagi­nait bien que l’Ecossais fini­rait par soulever un trophée du Grand Chelem. Mais, en cas d’échec, c’est une petite humi­lia­tion qu’au­rait vécue Ivan. Constatant le succès de son entre­prise, Michael Chang, Boris Becker, puis Stefan Edberg ont marché dans ses traces en une foule venue grossir les rangs de Sergi Bruguera, Goran Ivanisevic ou Jimmy Connors, déjà sur le sentier. Et tout ce petit monde de créer une véri­table ébul­li­tion… au point que John McEnroe se pose égale­ment la ques­tion de se mettre en route ! Pour autant, ces cham­pions, s’ils ont été grands sur le court, sauront‐ils se faire petits, en tribunes ? Oui, même si leur apport, en‐dehors d’une expé­rience et d’un vécu, reste encore à prouver face à la forma­tion, au recul et aux compé­tences globales des coaches confirmés qui, eux, n’ont connu la gloire qu’en tant qu’ac­com­pa­gnants. Ces joueurs parvien­dront à rentrer dans ce rôle, car ce ne sont pas vrai­ment des coaches. Mais des consul­tants. Des conseillers inté­grés à une équipe déjà en place. Mais alors, c’est quoi, être un coach ? Quel est son rôle ? Y en a‑t‐il des bons et des mauvais ? Comment la diffé­rence se fait‐elle ? Ces ques­tions traînent forcé­ment sur vos lèvres, alors que Stanislas Wawrinka vient de bous­culer la hiérar­chie en place, aidé d’un homme aux résul­tats surpre­nants : Magnus Norman, qui offi­ciait avant aux côtés de Robin Söderling. Norman soulève trois hypo­thèses : 1/ Il a la chance d’être au bon endroit au bon moment. 2/ Il remplit un rôle avant tout mental et a permis à Stan d’avoir un simple déclic. 3/ Malgré sa présence irré­gu­lière sur le circuit, il remplit un rôle de fond auprès du Suisse et lui a apporté des clefs dès qu’il l’a pris en main. Lorsqu’on écoute Toni Nadal, qui a eu la gentillesse de nous accorder une belle demi‐heure sans langue de bois, ou Sam Sumyk, coach de Victoria Azarenka, on se dit que cet homme qui œuvre dans l’ombre du joueur confirme un peu de ces trois points de vue… Un peu de chance. Beaucoup de talent. De l’ana­lyse. Et une passion immense ! Coacher n’est pas jouer… mais coacher est aimer, son joueur et son sport.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.