Accueil ATP - WTA

Le divorce avec Elina Svitolina a tout changé pour Monfils : « Gaël n’a jamais su être bon sur le court sans être heureux en dehors. Voilà, sans doute, un début d’ex­pli­ca­tion à cette retraite anti­cipée que personne n’avait vu venir »

Personne ne s’at­ten­dait à voir Gaël Monfils prendre une retraite anti­cipée alors qu’il devait faire ses grands adieux au public fran­çais sur les tour­nois de Lyon et Paris. Meurtri après la déci­sion de sa femme, Elina Svitolina, de demander le divorce, le Parisien de 40 ans a donc préféré tout annuler au dernier moment, au risque d’en déce­voir certains.

Mais comme le rappelle un jour­na­liste chez nos confrères de L’Équipe, « La Monf » est un sensible et ses perfor­mances ont toujours été inti­me­ment liées à son bien être en dehors des courts. 

« Mais de tous ces moments de la carrière de Gaël Monfils, ce sont ses larmes à Melbourne qui m’ont le plus marqué. C’était en février 2021, en plein Covid‐19, j’avais passé quatorze jours en confi­ne­ment dans une chambre d’hôtel et j’étais le seul jour­na­liste fran­çais en Australie. Le seul, aussi, face à la détresse de Monfils en confé­rence de presse, après sa défaite d’en­trée contre Emil Ruusuvuori. Face à une salle presque entiè­re­ment vide, que des écrans bran­chés sur Zoom ne rendaient que plus morose, il avait demandé « un peu de clémence » aux médias : « Je me sens jugé. Je suis déjà à terre, vous me tirez dessus. » Puis il avait imaginé ce que lui dirait sa mère pour l’aider à rebondir. « Une phrase simple : il faut conti­nuer à s’en­traîner et ça reviendra. » Les sanglots, pudiques, avaient alors éclaté. Plus tard, on appren­drait que Gaël traver­sait une période très diffi­cile sur le plan personnel. Généreux, sensible et fragile, il n’a jamais su être bon sur le court sans être heureux en dehors. Voilà, sans doute, un début d’ex­pli­ca­tion à cette retraite anti­cipée que personne n’avait vu venir. Sa dernière « Monfiserie ». »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.