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Le message fort et inspi­rant de Caroline Garcia un an après sa retraite : « Il y a quatre ans, j’ai remporté le tournoi de Cincinnati. Aujourd’hui, je le regarde depuis chez moi, notre bébé de deux semaines dans les bras »

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Retraitée des courts depuis un an presque jour pour jour et désor­mais anima­trice du podcast, Tennis Insider Club, Caroline Garcia a tenu à partager un message impor­tant sur ses réseaux sociaux avant les finales du tournoi de Cincinnati, où Arthur Fils s’est imposé dans le tableau masculin. 

Consciente de n’avoir pas assez profité de ses succès, la Française, qui est devenue maman il y a quelques semaines, a lancé comme un appel à la nouvelle génération. 

« Il y a 4 ans, j’ai remporté Cincinnati. Aujourd’hui, je la regarde depuis la maison, en tenant notre bébé de 2 semaines dans mes bras. Et honnê­te­ment, je ne chan­ge­rais rien. Chaque expé­rience, chaque défi, chaque victoire et chaque décep­tion m’ont mené là où je suis aujourd’hui. Mais si je pouvais dire une chose à mon moi plus jeune, et la partager avec tous les jeunes joueurs là dehors, ce serait ceci : Profite du présent. Où que tu sois. Pendant la majeure partie de ma carrière, le tennis me semblait une ques­tion de vie ou de mort. Chaque match, chaque point au clas­se­ment, chaque tournoi me semblait tout. Maintenant, avec ce minus­cule nouveau‐né fragile dans mes bras, je réalise que le tennis n’a jamais été une ques­tion de vie ou de mort. C’était juste du tennis. Et je ne le dis pas de manière néga­tive. Tout le contraire. Le tennis est un cadeau incroyable. C’est quelque chose qui vaut la peine de s’y consa­crer, d’y travailler dur, et d’y faire des sacri­fices. Mais à la fin de la journée, c’est un jeu, et nous devrions nous permettre de l’apprécier. J’ai eu la chance de remporter certains tour­nois incroyables, y compris ici à Cincinnati, mais je ne me suis pas toujours auto­risé à appré­cier plei­ne­ment ces moments. Je pensais déjà au prochain objectif, au prochain défi, au prochain tournoi. Si je pouvais tout recom­mencer, chaque fois que je rempor­tais un titre, peu importe sa taille, je m’autoriserais quelques jours (ou même des semaines) pour ralentir, célé­brer, être fier, et vrai­ment profiter du parcours. Alors si tu lis ceci et que tu es encore sur le circuit, souviens‑t’en : Quelques mois après ta retraite, tu ne regret­teras pas de ne pas avoir accompli une chose spéci­fique. Tu sauras que tu as tout donné. Mais ce que tu pour­rais regretter, c’est de ne pas avoir assez profité du voyage. Être ambi­tieux, en vouloir plus, et pour­suivre tes rêves ne sont pas incom­pa­tibles avec le fait de célé­brer tes réus­sites et d’être fier de toi. En fait, je pense qu’ils vont de pair. Bonne chance à tous les fina­listes à Cincinnati (surtout à Arthur Fils) J’ai hâte de revenir l’année prochaine… pour enre­gis­trer des épisodes cette fois. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.