Accueil ATP - WTA

Murray : « Il est très impor­tant ne pas voir cette fusion unique­ment du point de vue d’un homme »

48
Australian Open -

Andy Murray était invité de CNN International pour une discus­sion avec Billie Jean King sur la fusion entre l’ATP et la WTA. Le Britannique a d’abord salué cette idée ainsi que le travail de BJK : « C’est quelque chose que Billie Jean King souhaite depuis 40 à 50 ans. C’est elle qui a vrai­ment eu la vision de tout ça, donc nous devons nous en souvenir. Je pense que c’est formi­dable si un plus grand nombre de joueurs mascu­lins voient ça comme une étape posi­tive pour le sport (…) Il y a beau­coup de luttes intes­tines. Je ne pense pas que ça devrait être le cas. Il est évident qu’une fusion peut aussi poser des problèmes, mais c’est un pas dans la bonne direc­tion. »

« C’est Billie Jean King qui a vrai­ment eu la vision de tout ça, donc nous devons nous en souvenir. »

L’ancien numéro 1 mondial a ensuite rappelé les diffi­cultés lorsqu’il avait engagé Amélie Mauresmo à ses côtés : « Quand je suis arrivé sur le circuit, je n’avais jamais vu de femmes coach. Ce n’était pas quelque chose, pour être honnête, que je pensais faire. Darren Cahill m’a suggéré de cher­cher une coach. Quand il me l’a dit, je me suis dit : « Oui bien sûr, pour­quoi pas ? » J’ai été entraîné par ma mère quand j’étais jeune. J’avais une très bonne rela­tion avec Olga Morozova qui m’a emmené en voyage à quelques reprises quand j’étais très jeune. Quand j’ai commencé à avoir une coach, je me suis compte que ce n’était pas habi­tuel. Chaque fois que je perdais un match, mon entraî­neur était blâmé pour ça. Je n’avais jamais eu ça pour mes anciens entraî­neurs. Amélie était une ancienne numéro 1 mondiale, cham­pionne de Grand Chelem, une joueuse fantas­tique, extrê­me­ment quali­fiée pour entraîner. Et c’est là que j’ai réalisé que c’était un problème. J’ai commencé à en parler un peu plus à ma mère qui était inspirée par le travail de Billie Jean. J’ai commencé à m’y inté­ressé davan­tage et j’ai vu que c’était un problème qui devait être résolu au sein du sport. »

« Amener plus de femmes aux postes de déci­sion afin que la voix de chacun soit entendue et que tout le monde soit protégé. »

Enfin, le triple vain­queur en Grand Chelem conclut sur la manière dont il espère que pourra s’effectuer la fusion entre les deux instances profes­sion­nelles : « Les prin­ci­paux déci­deurs actuels du tennis sont presque tous des hommes. Lorsque ces discus­sions ont lieu, il est très impor­tant ne pas voir cette fusion unique­ment du point de vue d’un homme et d’amener plus de femmes aux postes de déci­sion afin que la voix de chacun soit entendue et que tout le monde soit protégé. Si cela se produit, nous aurons un énorme poten­tiel en tant que sport. C’est déjà spécial avec ce que nous avons, mais je pense que cela pour­rait être encore mieux. »

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.