Retour en photo sur une année 2009 complètement folle. Du départ canon de Rafael Nadal à son écroulement progressif, des larmes de Roger Federer au sourire incrédule du champion… Un Novak Djokovic et un Andy Murray inconstants, capables du meilleur comme du plus décevant… Et l’éclosion d’un cinquième larron : Juan Martin Del Potro. 12 mois en 12 étapes marquantes. (Photographies : Gianni Caccia)
Portfolio, étapes 4, 5 et 6 : mai 2009.
Après être tombé en demi‐finale des Internationaux de Rome contre Novak Djokovic, numéro 2 sur terre, Roger Federer se présente à Madrid avec bien peu de certitudes. Fraîchement marié, le Suisse ne semble plus avoir la tête au tennis. Et pourtant, au cours de cette semaine madrilène, il retrouve une confiance qui lui faisait défaut. Assez inconstant aux premiers tours, il monte peu à peu en puissance, livre un match solide contre Del Potro et bat, enfin, en finale, Rafael Nadal. Une première depuis 2007, bien aidée par Novak Djokovic, adversaire de l’Espagnol en demi, qui l’aura poussé dans ses derniers retranchements et épuisé jusqu’à la moelle. Une semaine décisive pour l’année 2009, puisqu’elle marque le renouveau de Roger Federer et l’usure physique déterminante de Rafael Nadal.
A Roland Garros, en huitièmes de finale, a lieu LA surprise de l’année, le cataclysme décisif… Rafael Nadal est éliminé par Robin Söderling, 2–6, 7–6(2), 4–6, 6–7(2). Il quitte la Porte d’Auteuil abandonné par le public parisien. A bout physiquement, le numéro un mondial souffre d’une tendinite rotulienne. C’est la fin d’une période dorée, on ne le reverra plus pendant 3 mois.
Après trois échecs en finale, Roger Federer remporte enfin Roland Garros, le dernier majeur qui lui manquait, égalant le record de Pete Sampras et ses 14 titres en Grand Chelem. Débarrassé de ses principaux rivaux, Nadal, Djokovic et Murray, défaits plus tôt dans la compétition, son parcours n’en a pas moins été semé d’embûches. Roger est inconstant et passe plusieurs fois à un cheveu de l’élimination. Contre Tommy Haas, tout d’abord, où il remonte deux sets de retard et décroche ce fameux coup droit gagnant. Contre Del Potro, ensuite, au cours d’une lutte de haute volée qu’il termine à son meilleur niveau. Söderling, en finale, ne peut rien faire contre cette dynamique et se fait balayer.
Publié le mercredi 23 décembre 2009 à 17:00



