Retour en photo sur une année 2009 complètement folle. Du départ canon de Rafael Nadal à son écroulement progressif, des larmes de Roger Federer au sourire incrédule du champion… Un Novak Djokovic et un Andy Murray inconstants, capables du meilleur comme du plus décevant… Et l’éclosion d’un cinquième larron : Juan Martin Del Potro. 12 mois en 12 étapes marquantes. (Photographies : Gianni Caccia)
Portfolio, étapes 10, 11 et 12 : octobre à décembre 2009.
A Bercy, Rafael Nadal s’incline en demi‐finale contre Novak Djokovic. Plus que ses résultats, c’est la manière dont joue Rafa qui inquiète. Demi‐finaliste à Pékin, finaliste à Shanghai, demi‐finaliste à Bercy… Pas mal pour un retour de blessure. Mais, depuis son come‐back, Nadal n’arrive plus à gagner contre ses concurrents directs : à Montréal, il perd contre Del Potro, à Cincinnati, contre Djokovic, à l’US Open, contre Del Potro, à Bercy, contre Djokovic. Pis, à ces défaites s’ajoutent des revers alarmants, contre Cilic à Pékin ou Davydenko à Shanghai. Rafa n’a pas retrouvé toute ses capacités physiques, il semble lui manquer ce petit quelque chose qui lui permettait, auparavant, de se sortir de situations improbables. Son parcours à Bercy en est l’illustration : trop approximatif, il passe à un poil de l’élimination contre Almagro et Robredo. Le match qu’il livre contre Tsonga est solide mais, face à Djokovic, c’est une rouste qu’il prend.
Bercy 2009 est également le théâtre d’une première longtemps attendue : la victoire de Djokovic dans un Masters 1000 cette saison, après 4 défaites en finale. Cette fois‐ci, c’est la bonne. Novak surfe sur une superbe vague de succès, il est l’homme de l’automne avec ses titres à Pékin et à Bâle, sa victoire sur Federer dans l’antre du Suisse… Seul la fatigue des semaines accumulées semble pouvoir l’arrêter. A Paris, il ne flanche ni contre Söderling, ni contre Nadal. Face à Monfils en finale, il s’envole vers un sacre facile avant de se déconcentrer et laisser le Français revenir. Ce qui ne l’empêche pas de s’offrir le cinquième titre de sa saison et son premier Masters 1000 depuis Rome 2008.
Les ATP Finals de Londres, dernier tournoi de l’année, présente un « big 5 » fatigué. Murray, Djokovic et Nadal sont sortis dès les phases de poules, parfois dans la confusion la plus complète, du fait des règles complexes de la compétition. Federer tient son rang en poule mais s’incline de manière surprenante en demi, contre Davydenko. Del Potro, lui, atteint la finale, au bénéfice d’une victoire sur Roger ; il bat une autre surprise, Söderling, en demi‐finale ; mais est surclassé, en finale, par un sixième larron : Nikolaï Davydenko, travailleur de l’ombre toujours présent parmi les meilleurs.
Bonus :
L’Espagne remporte la Coupe Davis 2009, battant la République Tchèque en finale. Les Ibères conservent leur titre, grâce à une victoire de Rafael Nadal et, surtout, un succès assez extraordinaire de David Ferrer sur Radek Stepanek après qu’il a été mené 2 sets à rien.
Publié le jeudi 24 décembre 2009 à 17:20



