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Serena Williams en pleine polé­mique : « Je me souviens de Djokovic, à qui on proposé un chèque en blanc pour promou­voir une marque de bois­sons gazeuses sucrées que tout le monde connaît, et qui a répondu que tout n’était pas qu’une ques­tion d’argent »

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En pleine retrans­mis­sion du Super Bowl, un événe­ment qui rassemble chaque année des dizaines de millions de télé­spec­ta­teurs à travers le monde, une publi­cité mettant en scène Serena Williams a suscité une polémique.

Le jour­na­liste espa­gnol José Moron, suivi par plus de 80 000 personnes sur le réseau social X, a vive­ment critiqué la déci­sion de la légende améri­caine d’accepter ce contrat publicitaire.

« C’est triste qu’une person­na­lité aussi impor­tante que Serena décide d’uti­liser sa noto­riété pour promou­voir un médi­ca­ment amai­gris­sant pendant le Superbowl. Des millions de personnes regardent ça. C’est horrible. Des dizaines d’ef­fets secon­daires et des risques pour la santé. Si quel­qu’un a des problèmes de poids ou souhaite prendre soin de sa santé, la meilleure déci­sion à prendre repose sur trois piliers : faire de l’exer­cice (dans la mesure de ses possi­bi­lités), manger saine­ment et dormir. Ce médi­ca­ment dont Serena fait la promo­tion comporte des dizaines et des dizaines d’ef­fets secon­daires tels que nausées, vomis­se­ments, diar­rhée, consti­pa­tion, douleurs abdo­mi­nales, reflux, problèmes gastro‐intestinaux, perte de cheveux, risque d’hy­po­gly­cémie, pancréa­tite, fatigue, maux de tête, etc. Chaque fois que je vois quelque chose comme ça, je me souviens de Novak Djokovic, qui a déclaré qu’on lui avait proposé un chèque en blanc pour promou­voir une marque de bois­sons gazeuses sucrées que tout le monde connaît, et qui a répondu qu’il ne pouvait pas promou­voir quelque chose qui n’était pas conforme à ses idéaux, et que tout n’était pas qu’une ques­tion d’argent. Il montre l’exemple à suivre pour la société. C’est dommage pour Serena. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.