Cette image de Rafa croquant un trophée, qu’on aime le Majorquin ou pas, risque de se répéter sur le circuit cette année tant le Majorquin semble dominateur. On aurait d’ailleurs pu choisir d’autres clichés, tant sont nombreuses les coupes sur lesquelles Nadal s’est fait les canines. Après les ères Federer et Sampras, et vu l’écart creusé par l’Espagnol au classement, l’ère Nadal pourrait bien s’ouvrir. Et du côté de la WTA, Serena semble bien partie pour une année de plus en haut de la hiérarchie. A l’heure un peu creuse des tournois pré – US Open, force est de constater que dans le millésime tennistique 2010, il y a le numéro un … et les autres.
Retombé à la quatrième place mondiale, on disait après l’abandon de Rafa en quarts de l’Open d’Australie que l’Espagnol était rincé, et que pour le successeur de Federer il faudrait regarder du côté de Djokovic ou Murray. Mais dès l’ouverture de la saison sur terre, le Majorquin remet les points sur les i, remporte tous les Masters, son cinquième Roland, tout ça sans perdre un seul match, ne lâchant que deux misérables sets. Le revoilà numéro un, au bénéfice de sa puissance retrouvée et de l’élimination en quarts de Federer. On sait alors que Wimbledon va être crucial, car Nadal, absent en 2009, peut prendre beaucoup de points, et à l’inverse, Federer, tenant du titre, peut voir Nadal s’envoler au sommet. Le scénario fantasmé par les Nadaliens et qui donnait des migraines aux Federiens se réalise. Le Suisse cède une nouvelle fois en quarts, et Nadal s’adjuge son deuxième doublé Roland – Wimbledon. Le lundi qui suit, le constat est implacable : Nadal compte près de 4000 points d’avance sur son nouveau dauphin Djokovic, soit presque deux Grand Chelem. On le sait maintenant, Nadal finira l’année numéro un, mais les jeux ne sont pas faits : l’US Open, dernier majeur de l’année, devrait déterminer l’intérêt au niveau lutte pour le leadership de la saison 2011. Car si Nadal accroche enfin ce trophée du Grand Chelem, le seul qui manque à son palmarès, et que dans le même temps, ses rivaux les plus proches, Djokovic, Federer et Murray ratent le coche, l’addition pourrait être salée. Comme à Wimbledon, la pression sera davantage sur les épaules des vassaux que de leur « seigneur ».

Chez les femmes, même constat en un peu moins flagrant : Serena Williams n’a « que » un peu moins de 3000 points d’avance sur sa nouvelle dauphine Jelena Jankovic. Mais la bataille fait en ce moment plus rage pour savoir qui sera numéro deux que pour venir titiller Serena. Jankovic, Venus et Wozniacki se disputent la médaille d’argent, mais sont encore bien loin de Serena qui finira l’année numéro un. A part Kim Clijsters, l’Américaine est la joueuse du top 10 à avoir disputé le moins de tournois cette année, 15 au total, soit neuf de moins que la marathonienne Wozniacki. Contrairement à Nadal, Serena n’a pas remporté les deux derniers Grand Chelem, seulement Wimbledon, mais elle profite de l’inconstance de ses poursuivantes, flagrante à Wimbledon où des inconnues comme Kvitova et Pironkova sont parvenues en demies.
En somme, il semblerait qu’avec Rafael Nadal et Serena Williams on tienne les leaders de l’année 2010 … et plus si affinités !
Publié le mardi 13 juillet 2010 à 18:01



