Accueil ATP - WTA

Swiatek, après sa suspen­sion pour dopage : « Il est diffi­cile de me comparer à Sinner et Halep car chacun d’entre nous est confronté à un problème diffé­rent. Je pense que personne ne juge un joueur d’une manière ou d’une autre en raison de sa position »

6150

« C’est très bizarre car pour ces deux joueurs (Sinner et Swiatek), ils ont gardé le secret et parlé de l’affaire quand tout était réglé », s’est récem­ment inter­rogée Simona Halep, après avoir dénoncé une diffé­rence de trai­te­ment.

Après avoir été testée posi­tive à un contrôle anti­do­page positif, la Roumaine avait pour rappel elle été suspendue provi­soi­re­ment puis offi­ciel­le­ment pour quatre ans, avant que sa suspen­sion soit ramenée à 9 mois par le Tribunal arbi­tral du sport (TAS).

Lors d’une inter­view sur la chaîne de télé­vi­sion polo­naise TVN24, dont les propos sont rapportés par Tennis365, la quin­tuple lauréate en Grand Chelem Iga Swiatek, suspendue seule­ment un mois, réagit aux inter­ro­ga­tions de Simona Halep mais aussi d’une partie du public. 

« Je sais que les gens ont besoin de comparer auto­ma­ti­que­ment ces situa­tions à d’autres qui se sont déjà produites, mais la vérité est que chacune de ces affaires est complè­te­ment diffé­rente. Et le processus visant à prouver l’in­no­cence est égale­ment diffé­rent. Il est diffi­cile de me comparer à Sinner et Halep car chacun d’entre nous est confronté à un problème diffé­rent. Je pense que c’est une ques­tion qui concerne davan­tage l’ITIA (Agence inter­na­tio­nale pour l’Intégrité du tennis) que le joueur. Mon destin, comme celui d’autres joueurs, était entre leurs mains et c’est eux qui décident de l’issue de chaque cas. J’ai confiance dans l’ob­jec­ti­vité de ce processus, dans le fait que tout se déroule confor­mé­ment aux règle­ments et que personne ne juge un joueur d’une manière ou d’une autre en raison de sa posi­tion. Mais si c’est vrai­ment le cas, je pense que c’est une ques­tion pour l’ITIA ».

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.