Carlos Alcaraz, Lorenzo Musetti, Valentin Vacherot, Holger Rune ou encore Sebastian Korda ont déjà dû déclaré pour Wimbledon, tout comme Victoria Mboko ou Hailey Baptiste du côté des dames.
Ancien 21e joueur mondial, aujourd’hui consultant, John Lloyd a tiré la sonnette d’alarme lors d’une interview accordée à Tennis365.
« La situation va empirer. Dans un monde idéal, ce qui n’arrivera jamais, il faudrait déplacer l’Open d’Australie au mois de mars, mais cela n’arrivera jamais. Toutefois, un meilleur compromis serait de faire jouer les tournois du Grand Chelem en deux sets gagnants. Et ce n’est pas l’intensité physique des matchs lors des tournois du Grand Chelem, même si celle‐ci est extrême. À mon avis, c’est la préparation qui met le corps à rude épreuve. Car si l’on y réfléchit logiquement, le tennis est l’un des sports les plus rigoureux qui soient. Au tennis, il y a une trêve à la fin de l’année, mais elle ne dure en réalité que six semaines au maximum. On a ces six semaines de repos, et les gens disent que c’est long, mais ce n’est pas le cas. On prend deux semaines pour se ressourcer, en quelque sorte, et même là, on est encore à bout de forces, puis il faut se remettre à se préparer pour un Grand Chelem ! Il faut donc passer d’un état de dormance, presque d’hibernation, à un effort extrême pour se préparer à disputer peut‐être sept matchs de quatre heures chacun. On soumet son corps à cette accélération ridicule sans y aller progressivement. Le calendrier est dément, tout s’enchaîne, et à mon époque, un match au meilleur des cinq sets équivalait à un match au meilleur des trois sets d’aujourd’hui, en termes d’effort physique et de condition physique. Ce sont des bêtes, et je le dis dans le sens le plus positif du terme. Mais ils vont finir par craquer, et cela arrivera de plus en plus souvent. »
Publié le dimanche 21 juin 2026 à 11:15



