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Verdier répond à Mouratoglou sur la popu­la­rité du tennis : « Ce serait une erreur de courir après les jeunes télé­spec­ta­teurs parce qu’ils n’ont plus envie de passer 5 heures devant leur télé »

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Alors que Patrick Mouratoglou a de nouveau défrayé la chro­nique en dres­sant un nouveau constat alar­miste de l’état actuel du tennis et de sa popu­la­rité, en marge de la nouvelle édition de son exhi­bi­tion, UTS, à Nîmes, notre confrère Frédéric Verdier a tenu à lui répondre direc­te­ment lors de son passage dans l’émis­sion, « Sans Filet », sur Winamax TV.

Et force est de constater que les propos du jour­na­liste sont un peu plus censés et réalistes que ceux de l’an­cien coach de Serena Williams. 

« Ce qui est un peu outré et excessif n’a pas autant de portée que cela devrait. Mais quand il explique des trucs comme ça, il y a toujours des choses inté­res­santes à retenir. Il y a un fond de vrai mais ce que je n’aime, et je lui ai déjà dit en face‐à‐face, c’est qu’il explique que les fans, qui ont émergé dans les années 70 autour de Borg et McEnroe, et qui avaient 25 ans, sont toujours les mêmes et qu’ils ont tous 60 balais aujourd’hui. À croire qu’il ne croise jamais un jeune qui lui dit : ‘Le tennis, c’est mon truc’. C’est vrai­ment pas de bol parce que moi, dans les clubs, je vois plein de gamins qui jouent. Dans les tour­nois, je vois plein de gamins en tribunes. C’est un peu cari­ca­tural et cela perd de son poids. Là où je suis d’ac­cord, c’est qu’il y a eu une énorme popu­la­rité du tennis, par exemple aux États‐Unis avec des matchs sur CBS devant des millions et des millions de télé­spec­ta­teurs, avec Jimmy Connors et Gerulaitis à une époque où il y avait beau­coup moins de chaînes de télé­vi­sion. Ok, tout ça, on comprend. Mais il n’y a pas de fata­lité et surtout, il n’y a pas de complexe à faire et je pense même que ce serait une erreur de courir après les jeunes télé­spec­ta­teurs parce qu’ils n’ont plus envie de passer 5 heures devant leur télé. Il y a d’autres manières que de casser le format du tennis. Ajuster, changer, là je suis d’ac­cord avec Patrick Mouratoglou. Mais on ne touche pas au format. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.