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Wimbledon gâte ses futurs cham­pions, Roland‐Garros ne fait pas le poids

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Une tension s’est installée ces dernières semaines entre les prin­ci­paux joueurs des circuits ATP et WTA, parmi lesquels Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Alexander Zverev, Aryna Sabalenka, Coco Gauff et Iga Swiatek, et les orga­ni­sa­teurs des tour­nois du Grand Chelem. 

Dans un commu­niqué commun, les joueurs avaient réclamé une part plus impor­tantes des revenus, et les numéros 1 mondiaux, Jannik Sinner et Aryna Sabalenka n’avaient pas écarté la possi­bi­lité d’un boycott de Roland‐Garros en cas d’échec des négo­cia­tions.

Le prize money de Wimbledon pour cette nouvelle édition (29 juin au 12 juillet) était donc très attendu. Et si le Grand Chelem londo­nien a augmenté de 20 % sa dota­tion totale par rapport à l’année dernière (73,36 millions d’euros soit 15,2% des revenus de l’édi­tion précé­dente), les joueurs réclament d’ici 2030 22% des revenus. 

« Cela ne répond toujours pas aux pour­cen­tages exigés par les meilleurs joueurs dans leurs reven­di­ca­tions. Ce diffé­rend est loin d’être terminé », a souligné le jour­na­liste James Gray. 

En atten­dant, Wimbledon rapporte beau­coup plus aux joueurs que Roland‐Garros, et notam­ment aux gagnants (femme et homme) qui touche­ront environ 1,37 millions d’euros de plus qu’Alexander Zverev et Mirra Andreeva à Paris en 2026 (4,17 M€ contre 2,8 M€).

Autant dire que les succes­seurs de Jannik Sinner et Iga Swiatek sur le gazon londo­nien touche­ront un très joli chèque. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.