AccueilATP1 mois d’arrêt minimum pour Simon

1 mois d’arrêt minimum pour Simon

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C’était pres­senti, Gilles Simon l’a confirmé. Sa bles­sure au genou droit toujours pas guérie, le Français va devoir observer une nouvelle période de repos forcé d’au moins 4 semaines.


« J’ai fait des examens qui ne se sont pas révélés très bons puisque ma bles­sure s’est aggravée »
a‑t‐il raconté ce matin devant la presse. « C’est la première fois pour moi que ça arrive depuis main­te­nant 8 mois. On avait fait tous les efforts possibles mais ça n’a pas suffi. Je suis obligé de prendre une pause d’une durée encore indé­ter­minée, qui sera au moins de quatre semaines. » Autant dire que la parti­ci­pa­tion du Niçois à Roland Garros est plus que compromise…

Le Français s’est par la suite confié plus longue­ment aux jour­na­listes. Interview.

Etant donné tout ce qui s’est passé depuis le début, est‐ce que vous avez des regrets ?

Non, aucun sur la fin de saison. J’aurais peut‐être pu m’ar­rêter plus long­temps en début de saison… […] C’est sûr que c’est main­te­nant facile de se dire que si je m’étais arrêté dès le début il n’y aurait main­te­nant plus rien mais ça aurait impliqué de ne pas jouer la tournée aux Etats‐Unis. Mais quand j’ai repris la dernière fois tout était bon, je n’avais plus mal. Même si c’est très petit, ça montre qu’il faut attendre qu’il n’y ait plus rien du tout pour pouvoir rejouer. Avant ça conti­nuait de cica­triser mais là c’est parti dans le mauvais sens. L’opération n’y chan­ge­rait rien de toute manière. Comment quelque chose d’aussi petit peut me faire autant mal, voilà la question. […]

Est‐ce qu’il y a une autre solu­tion envi­sa­geable que le repos pour le moment ?

Non, on va conti­nuer les soins suivant le même proto­cole. Il va falloir cette fois être hyper prudent sur la reprise, attendre de pouvoir être capable d’en­chaîner les entraî­ne­ments à fond tous les jours. C’est assez pénible car quand j’ai repris j’ai eu un peu mal partout et je n’ai pas pu tester mon genou à fond. Mais quand le reste s’est résolu, et avec deux matches à fond, mon genou a lâché. On ne maîtrise jamais le temps de cica­tri­sa­tion mais cette fois je serai plus prudent. Même s’il y a Roland Garros. 

Moralement, comment vivez‐vous cette situation ?

Ce n’est pas facile ! Mais je n’ai pas telle­ment le choix. J’ai fait ce qu’il fallait, c’était presque parti, j’avais gagné plein de puis­sance dans les jambes donc c’était censé tenir. Mais ça n’a pas tenu donc voilà… Je ne jouerai pas tant que c’est là. Et puis ça va me faire du bien aussi de faire une pause car menta­le­ment j’ai fait énor­mé­ment d’ef­forts pour me condi­tionner à faire de mon mieux tout le temps. Dans la tête j’y étais à fond donc ça ne va pas me faire de mal de penser à autre chose. Ces quatre‐cinq derniers mois ont été trop pénibles, d’être inter­mit­tent du circuit comme ça. Maintenant la prio­rité c’est d’être à 100%.

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