Juan Carlos Ferrero a mis un terme à sa carrière, hier. L’Espagnol a été battu par Nicolas Almagro, au premier tour, à Valence. En conférence de presse, l’émotion primait.
Son bourreau du jour, Nicolas Almagro
« C’est une semaine très particulière. Une semaine très émouvante. Aujourd’hui, sur le court, c’était aussi extrêmement émouvant. Mais ça l’était depuis le début du tournoi. Jouer contre Nico (Nicolas Almagro), c’était à double tranchant. Quand j’ai vu le tableau, d’abord, je n’étais pas du tout content, parce qu’il était l’un des joueurs que je ne voulais pas jouer. Nous sommes de très, très bons amis, on s’entraîne ensemble et Nico tente actuellement de se qualifier pour le Masters. Je n’étais franchement pas heureux. Mais, ensuite, je me suis dit que j’avais la chance d’affronter, pour mon dernier match, une personne très importante pour moi, un super ami. Donc c’était formidable de jouer mon dernier match contre lui. »
Les raisons de sa retraite
« J’ai toujours été une personne très compétitrice, qui a la volonté de gagner. Mais je me suis rendu compte que je ne l’avais plus en moi. Ca vous pompe beaucoup d’énergie de vous maintenir à ce niveau. J’aurais pu continuer encore un peu, certainement, mais, comme j’ai toujours été perfectionniste, je voulais arrêter maintenant. Je suis heureux. Ca a été une très belle journée à vivre. Avant le match, j’étais préoccupé par la manière dont il fallait jouer. Mais j’ai rapidement apprécié le moment, surtout dans le premier set. Et, à la fin, avec tout cet amour que m’ont donné les gens… Ca a été une très belle histoire à vivre. A la fin, il y a plein d’images de ma carrière qui me sont venues en tête. »
Ses projets futurs
« Il y a de grandes chances que je voyage avec Nico (Almagro) durant quelques tournois, l’année prochaine, peut‐être en tant que coach. Je vais l’aider, mais dans une certaine mesure, bien entendu. On n’a pas grand chose à enseigner à un garçon qui est 11ème ou 12ème mondial. Ce seront de petits conseils. J’ai la chance d’avoir été numéro un mondial, donc je peux peut‐être aider à sauter le pas et à aller plus loin. »
Le moment qu’il garde en tête
« C’est difficile de choisir un moment, d’autant plus quand vous avez gagné un Grand Chelem, ce sont des choses qui comptent et qui sont très importantes. Mais la victoire en Coupe Davis, en 2000, était un formidable moment. »
L’un de ses plus grands adversaires
« Roger Federer, vous avez l’impression qu’il peut faire n’importe quoi et que vous, de toute façon, vous allez rater. C’est le seul joueur de tennis qui m’a fait sentir que j’étais inférieur. »
Publié le mercredi 24 octobre 2012 à 14:38


