Ferrero : « Plein d’images… »

96

Juan Carlos Ferrero a mis un terme à sa carrière, hier. L’Espagnol a été battu par Nicolas Almagro, au premier tour, à Valence. En confé­rence de presse, l’émo­tion primait. 

Son bour­reau du jour, Nicolas Almagro
« C’est une semaine très parti­cu­lière. Une semaine très émou­vante. Aujourd’hui, sur le court, c’était aussi extrê­me­ment émou­vant. Mais ça l’était depuis le début du tournoi. Jouer contre Nico (Nicolas Almagro), c’était à double tran­chant. Quand j’ai vu le tableau, d’abord, je n’étais pas du tout content, parce qu’il était l’un des joueurs que je ne voulais pas jouer. Nous sommes de très, très bons amis, on s’en­traîne ensemble et Nico tente actuel­le­ment de se quali­fier pour le Masters. Je n’étais fran­che­ment pas heureux. Mais, ensuite, je me suis dit que j’avais la chance d’af­fronter, pour mon dernier match, une personne très impor­tante pour moi, un super ami. Donc c’était formi­dable de jouer mon dernier match contre lui. »

Les raisons de sa retraite
« J’ai toujours été une personne très compé­ti­trice, qui a la volonté de gagner. Mais je me suis rendu compte que je ne l’avais plus en moi. Ca vous pompe beau­coup d’énergie de vous main­tenir à ce niveau. J’aurais pu conti­nuer encore un peu, certai­ne­ment, mais, comme j’ai toujours été perfec­tion­niste, je voulais arrêter main­te­nant. Je suis heureux. Ca a été une très belle journée à vivre. Avant le match, j’étais préoc­cupé par la manière dont il fallait jouer. Mais j’ai rapi­de­ment apprécié le moment, surtout dans le premier set. Et, à la fin, avec tout cet amour que m’ont donné les gens… Ca a été une très belle histoire à vivre. A la fin, il y a plein d’images de ma carrière qui me sont venues en tête. »

Ses projets futurs

« Il y a de grandes chances que je voyage avec Nico (Almagro) durant quelques tour­nois, l’année prochaine, peut‐être en tant que coach. Je vais l’aider, mais dans une certaine mesure, bien entendu. On n’a pas grand chose à ensei­gner à un garçon qui est 11ème ou 12ème mondial. Ce seront de petits conseils. J’ai la chance d’avoir été numéro un mondial, donc je peux peut‐être aider à sauter le pas et à aller plus loin. »

Le moment qu’il garde en tête

« C’est diffi­cile de choisir un moment, d’au­tant plus quand vous avez gagné un Grand Chelem, ce sont des choses qui comptent et qui sont très impor­tantes. Mais la victoire en Coupe Davis, en 2000, était un formi­dable moment. »

L’un de ses plus grands adversaires

« Roger Federer, vous avez l’im­pres­sion qu’il peut faire n’im­porte quoi et que vous, de toute façon, vous allez rater. C’est le seul joueur de tennis qui m’a fait sentir que j’étais infé­rieur. »

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.