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« A la ques­tion de savoir si Alcaraz et Sinner sont meilleurs que Federer, Nadal et Djokovic, comme l’af­firme Mouratoglou, une chose est sûre : il est impos­sible de se prononcer pour l’ins­tant », estime José Moron

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En battant Novak Djokovic dimanche dernier en finale de l’Open d’Australie, Carlos Alcaraz est devenu à 22 ans le plus jeune joueur à remporter les quatre tour­nois du Grand Chelem.

Et alors que l’avis tranché de Patrick Mouratoglou sur la compa­rai­sons entre Alcaraz‐Sinner et le Big 3 fait énor­mé­ment parler, ayant même fait réagir Rafael Nadal, le jour­na­liste Jose Moron, rédac­teur en chef de Punto de Break, a partagé une réflexion mesurée à ce sujet. 

« En ce qui concerne la ques­tion qui se pose depuis quelques heures, à savoir si Alcaraz et Sinner sont meilleurs que le Big 3, une chose est sûre : il est impos­sible de se prononcer pour l’ins­tant, car ils ont respec­ti­ve­ment 22 et 24 ans. Ils ont encore une longue carrière devant eux. Ce sera un sujet à aborder à l’avenir. Ce n’est pas le moment pour l’ins­tant. Nous perdons notre temps à nous demander s’ils pour­raient les battre ou non. C’est quelque chose que nous ne pour­rons jamais savoir, car nous ne pouvons pas comparer l’Alcaraz d’au­jourd’hui au Nadal de 2018, ni le Sinner de 2025 au Djokovic de 2015. C’est impos­sible. Au final, ceux qui affirment quelque chose comme Mouratoglou le font sur la base d’un critère subjectif. De ce qu’ils croient. Si pour lui, c’est mieux, très bien. Même si personne ne lui dit rien, il conti­nuera à penser la même chose. A‑t‐il raison ? Je pense que la grande majo­rité pense le contraire. Il nous arrive aussi, à la plupart d’entre nous, de trouver que tout ce qui est nouveau est meilleur que tout ce que nous avons vu. Nous avons tendance à oublier rapi­de­ment les bons moments que nous avons vécus. On peut discuter pour savoir si Alcaraz, à 22 ans, est meilleur que le Big 3 à cet âge, mais c’est un autre débat. Cela dit, toute opinion poussée à l’ex­trême n’aura que deux inten­tions : soit vendre le produit actuel pour que les gens l’achètent, soit attirer l’at­ten­tion. À chacun de décider laquelle des deux corres­pond à Mouratoglou. Mon conseil est de vivre le présent. Nous passons notre vie à regarder ailleurs, et quand nous nous en rendons compte, nous avons manqué le meilleur et nous finis­sons par regretter ce que nous avions, alors que nous ne l’avons plus. Peu importe qui est le meilleur. Chaque étape est diffé­rente et merveilleuse. J’ai apprécié celle du Big 3 et j’ap­précie celle‐ci. C’est ce qui compte. »