« À Tsonga et à ceux qui mini­misent les exploits d’Alcaraz ou de Sinner, je rappelle ceci : à 19 ans, Carlitos bat Djokovic, Zverev et Nadal à Madrid », souligne José Moron

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« Si Alcaraz est plus fort que Federer, Nadal et Djokovic ? On ne sait pas trop mais j’aurais aimé le voir gagner Roland‐Garros en battant Del Potro au 3e tour, Murray en huitièmes, Novak en quarts, Roger en demies et Rafa en finale », a récem­ment déclaré Jo‐Wilfried Tsonga lors d’une inter­view donnée à Univers Tennis.

Des propos qui ont suscité de nombreuses réac­tions, notam­ment de la part du jour­na­liste espa­gnol José Moron, rédac­teur en chef de Punto de Break.

« À Tsonga et à ceux qui mini­misent les exploits d’Alcaraz ou de Sinner, je rappelle ceci : à 19 ans, Carlitos bat Djokovic, Zverev et Nadal à Madrid. Le même Nadal qui, un mois plus tard, remporte Roland‐Garros. À Wimbledon 2023, il bat Jarry, Rune, Medvedev et Djokovic pour remporter son premier titre là‐bas. Ce sont des tableaux très fous pour un garçon de 19 ou 20 ans. Nous parlons de deux joueurs excep­tion­nels. Celui qui remporte un Grand Chelem aujourd’hui a la même valeur que celui qui l’a remporté en 2005 ou en 1983, car cela compte de la même manière. Si c’était plus ou moins diffi­cile avant, c’est une autre histoire, mais je vous assure que même le Big 3 a eu des tableaux de Grand Chelem qui n’étaient pas si diffi­ciles, sauf qu’il semble qu’au­jourd’hui, ils s’af­frontent toujours entre eux, ce qui n’était pas toujours le cas aupa­ra­vant. Ce tableau de la mort que Tsonga décrit s’est produit deux fois en 16 ans. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.