« Alcaraz et Sinner n’auraient aucun intérêt à ce que les Grands Chelems se jouent au meilleur des trois sets. Ils sont les meilleurs, tant sur le plan physique que sur le plan tennis­tique », estime José Moron

362

« Si on passe au meilleur des trois sets en Grand Chelem, je pense qu’on détruit l’héritage de ces tour­nois », a déclaré il y a quelques minutes Carlos Alcaraz lors de son passage en confé­rence de presse avant son entrée en lice sur l’ATP 500 de Tokyo. 

Une décla­ra­tion tout sauf surpre­nante pour le jour­na­liste espa­gnol, José Moron, pour qui le chan­ge­ment du format ances­tral en Grand Chelem pour les hommes n’avan­ta­ge­rait pas son jeune compa­triote ni Jannik Sinner. 

« Carlos Alcaraz (ainsi que Sinner) n’auraient aucun intérêt à ce que les tour­nois du Grand Chelem se jouent au meilleur de trois sets au lieu du meilleur de cinq. Ils sont les meilleurs, tant sur le plan physique que sur le plan tennis­tique. Plus un match est long, plus ils ont de chances de gagner. Si l’on joue au meilleur de trois sets, leurs adver­saires ont plus de chances de les battre. Au‐delà de la ques­tion de « détruire l’héritage » dont parle Carlos, et avec laquelle je suis tout à fait d’accord, les joueurs qui estiment qu’il faut passer au meilleur des trois sets le font parce qu’ils auront ainsi plus de chances de l’emporter face à Alcaraz ou Sinner. Comme je le dis toujours : si c’est ce qu’il y a de mieux dans notre sport, le mieux que nous puis­sions faire est de ne rien changer. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.