Alcaraz règle ses comptes : « J’avais besoin de m’ar­rêter, mais après avoir dit que j’al­lais passer une semaine sans toucher ma raquette, on m’est tombé dessus »

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Après être devenu à 22 ans le plus jeune joueur à remporter les quatre tour­nois du Grand Chelem, grâce à sa victoire contre Novak Djokovic en finale de l’Open d’Australie, Carlos Alcaraz a accordé plusieurs inter­views, notam­ment au quoti­dien AS.

Le numéro 1 mondial revient notam­ment sur sa déci­sion de se changer les idées après sa défaite contre David Goffin dès son entrée en lice sur le Masters 1000 de Miami l’an dernier (5−7, 6–4, 6–3).

Question : « Après cet échec l’année dernière à Miami (il a perdu dès le premier tour contre David Goffin), ton parcours a été impres­sion­nant : tu n’a perdu que cinq matchs (63−5), presque tous en finale, et a remporté huit titres. Quelle impor­tance a eu cette pause (il est parti en vacances au Mexique avec sa famille), cette déci­sion de t’ar­rêter et de prendre l’air ? Je suppose que c’est un peu ta façon de faire. »

Carlos Alcaraz : « Oui. Chaque personne est diffé­rente, chaque joueur est diffé­rent ; chacun sait ce dont il a besoin, ce qu’il fait bien et ce qu’il fait mal. Avec le temps, j’ap­prends à mieux me connaître : ce dont j’ai besoin et ce dont je n’ai pas besoin. À ce moment‐là, j’avais besoin de m’ar­rêter. Une fois de plus, après avoir dit que j’al­lais m’ar­rêter une semaine sans toucher ma raquette, on m’est tombé dessus : ‘Comment peux‐tu ne pas reprendre l’en­traî­ne­ment ?’. Mais pour moi, menta­le­ment, il est beau­coup plus impor­tant d’être frais pour mieux performer sur le court. Cela dit, et comme dans le docu­men­taire Netflix ‘A mi manera’, je veux faire les choses à ma façon, même si les gens ne sont pas d’accord. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.