Alexander Bublik, qui a tota­le­ment changé d’avis : « Ce que j’ai dit remonte à bien long­temps. Je n’ai pas parlé de ce tournoi depuis un long moment »

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« Bien sûr que la Laver Cup en est un tournoi d’ex­hi­bi­tion. Est‐ce qu’elle rapporte des points au clas­se­ment ? Non. C’est donc une exhi­bi­tion. Et je suppose qu’il faudrait que je sois sud‐américain ou nord‐américain pour y parti­ciper. Je pense que les capi­taines choi­sissent toujours ceux qui parlent anglais. Ils pensent que le ‘monde’ se résume à l’Amérique », lâchait Alexander Bublik l’an dernier sur Bounces.

Un an plus tard, le discours du Kazakh a sensi­ble­ment évolué. Alors qu’il s’apprête fina­le­ment à parti­ciper à la Laver Cup, du 25 au 27 septembre à Londres, à l’occasion de la neuvième édition, le 21e joueur mondial a expliqué les raisons de ce chan­ge­ment de percep­tion dans un entre­tien accordé à Clay Tenis.

« Je n’ai pas parlé de la Laver Cup depuis très long­temps. Ce que j’ai dit remonte à bien long­temps. Mais je pense que la Laver Cup s’est forgé l’image d’un tournoi très compé­titif, et je trouve très positif qu’il s’agisse d’un tournoi sur invi­ta­tion unique­ment — y être invité est un privi­lège. Peut‐être que cela chan­gera à l’avenir, mais ce n’est déjà plus une exhi­bi­tion au sens où on l’entendait autre­fois, car les joueurs y donnent le meilleur d’eux-mêmes, ils cherchent à gagner, et il y a une part de gloire à remporter ce tournoi en équipe. Peut‐être que lorsque j’ai dit que c’était une exhi­bi­tion, j’avais un état d’esprit diffé­rent parce que je n’avais pas encore parti­cipé à la Laver Cup. Quand ma parti­ci­pa­tion a été annoncée, des joueurs de mon équipe m’écrivaient déjà pour me dire : ‘Hé, on devrait s’y mettre ?’ Il y avait déjà des stra­té­gies en jeu. Je pense que c’est une véri­table compé­ti­tion par équipes, simple­ment sans points de clas­se­ment. C’est ça, la différence. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.