Alexander Bublik : « Si je devais un jour devenir entraî­neur, je n’ap­pren­drais à personne à jouer comme moi »

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Tennis - Monte Carlo Rolex Masters 2026 - ATP - 05/04/2026 -

Quelques jours après sa doulou­reuse défaite contre Alexander Zverev en huitièmes de finale du Masters 1000 de Shanghai, Alexander Bublik a décidé d’en­chaîner avec le tournoi d’Almaty, chez lui, au Kazakhstan. 

Longuement inter­viewé par nos confrères russes de Championat, l’ac­tuel 22e joueur mondial a notam­ment évoqué son style de jeu qui détonne comparé à la majo­rité des joueurs du circuit. 

« Je pense qu’il y a toujours de la place sur le circuit pour les joueurs atypiques comme moi, mais elle est très limitée, car peu importe ce que l’on pense de mon tennis, de mon jeu si parti­cu­lier, ou du fait que je m’en­traîne peut‐être moins que les autres, ce sont les voies qui mènent au sommet du tennis. Prenons le top 50, le top 30. Après tout, c’est un niveau incroyable. Comment y parvenir ? Tout le monde n’y arrive pas sans travail acharné, sans routine. Combien de jeunes joueurs, des gars de 20–21 ans, classés entre la 200e et la 300e place, sont surpris ! Ils pensent tous que j’ar­rive sur le court, que je m’en­traîne deux fois moins et que je repars. Non, c’est la même routine. J’ai simple­ment trouvé un moyen de rester vivant dans cette routine, avec mes émotions, parfois posi­tives, parfois néga­tives. Et j’ai aussi réussi, tant bien que mal, à inté­grer le top 10, à me main­tenir dans le top 20 et à remporter de nombreux tour­nois. Mais si je devais un jour devenir entraî­neur, je n’ap­pren­drais à personne à jouer comme moi. Car quand on s’en­traîne, qu’on est disci­pliné, qu’on fait tout parfai­te­ment, les chances de réus­site sont tout simple­ment plus élevées. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.