Alexander Zverev sans pitié avec Djokovic : « Peut‐être que Novak souhaite jouer au meilleur des trois sets en Grand Chelem parce qu’il prend de l’âge. Mais à part lui, je ne connais pas un seul joueur qui aime­rait jouer dans ce format »

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De passage en confé­rence de presse après ses débuts réussis sur l’ATP 500 de Pékin (7−6, 6–4 contre Norrie), Alexander Zverev a été inter­rogé sur un vieux débat, récem­ment revenu sur la table suite aux propos du nouveau direc­teur de l’Open d’Australie, qui a carré­ment remis en ques­tion le format des matchs au meilleur des cinq sets en Grand Chelem.

Depuis cette sortie catas­tro­phique d’Andrew Abdo, qui a d’ailleurs retro­pé­dalé depuis, une véri­table levée de boucliers de la part des joueurs s’est mise en place, Carlos Alcaraz et Frances Tiafoe en tête. L’Allemand n’a donc pas tardé à les rejoindre avec une petite pique sympa­thique envoyée à Novak Djokovic. Extraits. 

Q. Il y a actuel­le­ment un débat dans le monde du tennis concer­nant la suppres­sion des matchs en cinq sets lors des tour­nois du Grand Chelem. On souhaite l’appliquer jusqu’aux quarts de finale, puis à partir de là…
ALEXANDER ZVEREV : Qui veut faire ça ? Qui veut faire ça ?

Q. Peut‐être certains direc­teurs. Les jeunes de cette géné­ra­tion n’ont pas la capa­cité d’attention néces­saire pour suivre un match en cinq sets. Ne pensez‐vous pas que cela va à l’encontre de l’essence même de ce sport ?
ALEXANDER ZVEREV : Je pense que remporter un tournoi du Grand Chelem est l’une des choses les plus diffi­ciles dans le sport, juste­ment parce que nous jouons en cinq sets ; sinon, nous pour­rions nous contenter de disputer des Masters et en ajouter quatre de plus à l’année. Un tournoi du Grand Chelem, c’est diffé­rent, car on joue au meilleur des cinq sets. C’est une tradi­tion. Ça fait partie de ce qu’on fait, ça explique en partie pour­quoi on se prépare physi­que­ment. De plus, je ne suis pas d’accord avec tout ce débat sur la capa­cité d’attention et tout ça, car l’Open d’Australie vient d’enregistrer des chiffres records cette année. L’US Open vient égale­ment d’enregistrer des chiffres records cette année. Je ne suis pas vrai­ment d’accord avec ça, car je pense que le tennis est en pleine crois­sance. Je ne connais pas un seul joueur qui aime­rait jouer au meilleur des trois sets. Oui, peut‐être que Novak souhaite jouer au meilleur des trois sets parce qu’il prend de l’âge main­te­nant. Mais je pense que si vous lui aviez posé la ques­tion il y a 10 ou 15 ans, il aurait certai­ne­ment répondu non. C’est une tradi­tion. C’est la chose la plus diffi­cile à remporter dans notre sport, car nous jouons au meilleur des cinq sets. Physiquement, c’est l’une des épreuves les plus extrêmes que l’on puisse traverser. Et non, je ne suis pas favo­rable à cette idée, juste pour clari­fier les choses (sourit).

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.