Almagro sur Alcaraz : « Pour moi, le fait qu’il ait perdu un, deux, trois, sept ou dix matches qu’il n’avait pas à perdre ne me préoc­cupe pas. Ce qui m’in­quiète, c’est qu’il y a des gens qui peuvent se permettre de criti­quer un enfant qui est destiné à devenir l’un des meilleurs spor­tifs que ce pays ait jamais produit »

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Lors d’une inter­view accordée à Punto de Break, l’ex‐9e joueur mondial, Nicolas Almagro, est monté au créneau pour Carlos Alcaraz, qui a subi quelques critiques sur son mode de vie après la sortie de son docu­men­taire sur Netflix.

« Ce qui m’in­quiète, c’est qu’il y a des gens qui peuvent se permettre de criti­quer un enfant qui est destiné à devenir l’un des meilleurs spor­tifs que ce pays ait jamais produit. Tout le monde donne son avis sur sa vie et ne semble pas vouloir le laisser tran­quille. On est libre d’ex­primer une opinion. Mais si on devait payer des impôts pour donner un avis, beau­coup de gens ne paie­raient pas. Vous savez ce qui se passe ? On pense que ce n’est normal gagner quatre tour­nois du Grand Chelem et X Master 1000 à l’âge de 20 ans. Nous pensons que c’est normal. Mais ça ne l’est pas. Ce qui est normal, c’est qu’à 20 ans, on peut avoir une mauvaise journée et perdre un match à Miami. C’est à nous de voir la dimen­sion qu’a un joueur comme Carlitos. La dimen­sion de Carlitos est infinie. Qu’il a beau­coup à apprendre. Oui, il a beau­coup à apprendre. Nous sommes tous d’ac­cord sur ce point. Il dispose d’une équipe de travail opti­male pour l’amener à devenir l’un des meilleurs de l’his­toire. Pour moi, le fait qu’il ait perdu 1, 2, 3, 7, 10 matches qu’il n’avait pas à perdre ne me préoc­cupe pas. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.