Amol Rajan (inter­viewer de Djokovic pour la BBC) : « Je pense que Novak a essayé de distancer sa posi­tion de celle du mouve­ment mondial anti‐vaccins »

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Alors que Novak Djokovic est enfin sorti de son silence concer­nant sa posi­tion sur la vacci­na­tion par rapport à sa carrière et ses mésa­ven­tures austra­liennes, le jour­na­liste de la BBC qui a obtenu cette entrevue, Amol Rajan, a exprimé son point de vue sur la déci­sion du numéro 1 mondial de s’ex­primer publiquement. 

« Je pense qu’il a senti qu’il devait se taire pendant son séjour en Australie, en partie par respect pour les joueurs qui parti­ci­paient à l’Open d’Australie. De plus, je pense qu’il a le senti­ment de ne pas avoir été compris ou que son point de vue n’a pas été bien repré­senté. En outre, je pense qu’il a essayé de distancer sa posi­tion, à savoir qu’il n’a pas reçu le vaccin, comme il l’a confirmé pour la première fois aujourd’hui, de celle du mouve­ment mondial anti‐vaccins. J’ai essayé de parler le plus possible de cette ques­tion, car sa posi­tion présente deux aspects diffé­rents : d’une part, d’un point de vue profes­sionnel, il a clai­re­ment indiqué qu’il est quel­qu’un qui, en tant que sportif profes­sionnel, contrôle jusqu’à la limite ce qui entre dans son corps : il a trans­formé sa carrière lors­qu’il s’en est rendu compte il y a dix ans. D’autre part, c’est une ques­tion de liberté : il défend que c’est une déci­sion qu’il doit prendre et pour laquelle il a la liberté de le faire, que chacun a la liberté de décider ce qui entre dans son corps. Je lui ai demandé ce qu’il lui fallait de plus pour se faire vacciner, et il m’a répondu qu’il avait encore l’es­prit ouvert et que, s’il rece­vait des infor­ma­tions diffé­rentes, il serait peut‐être prêt à se faire vacciner à l’avenir. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.