Andre Agassi sur Alexander Bublik : « Quand je le regarde, je me dis : ‘Si j’avais son jeu… désolé, mais je n’exploiterais pas plei­ne­ment mon poten­tiel, à moins d’atteindre les phases finales de nombreux tournois’ »

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Capitaine de la Team World pour la deuxième année consé­cu­tive, Andre Agassi était de passage en confé­rence de presse ce jeudi aux côtés de toute son équipe. Notamment inter­rogé sur un nouveau venu, Alexander Bublik, l’Américain a tenu à lui donner un conseil concer­nant son potentiel. 

« Quand j’observe les joueurs, la ques­tion que je me pose inté­rieu­re­ment est de savoir s’ils exploitent plei­ne­ment leur poten­tiel et s’ils prennent des déci­sions qui leur permettent de tirer le meilleur parti de tout ce dont ils sont capables à long terme ; quand je regarde Sascha, je vois un joueur et je me dis : « Si j’avais son jeu… désolé, mais je n’exploiterais pas plei­ne­ment mon poten­tiel, à moins d’atteindre les phases finales de nombreux tour­nois. Au tennis, chacun apporte une qualité diffé­rente au jeu, et on peut avancer de nombreux argu­ments en faveur de sa poly­va­lence et de son impré­vi­si­bi­lité. Cependant, il y a beau­coup à dire en faveur d’une agres­si­vité maîtrisée : il n’est pas toujours néces­saire de prendre trop de risques. La clé réside donc dans la recherche d’un juste milieu. C’est pour­quoi, quand je l’observe, j’essaie de lui rappeler que, même si l’on peut vivre à la limite et s’en sortir grâce à son immense talent, il ne faut pas oublier qu’il existe six autres façons de gagner un match de tennis. L’important, c’est que, chaque fois qu’ils entrent sur le court, ils donnent 100 % de ce dont ils sont capables à ce moment‐là. Quand je vois quelqu’un cher­cher la perfec­tion sans que ce soit néces­saire, j’aimerais simple­ment qu’il se souvienne à quel point il est doué ; c’est pour­quoi j’espère qu’il saura appré­cier mon avis. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.