Andrey Rublev : « J’ai beau avoir fait quatre ans dans le Top 10, il arrive encore que je me comporte comme un gamin sur le court »

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Interrogé il y a quelques semaines par nos confrères d’Eurosport en marge d’une exhi­bi­tion, Andrey Rublev, qui a récem­ment avoué qu’il souf­frait de dépres­sion, a notam­ment évoqué son compor­te­ment et ses excès sur le court. Et visi­ble­ment, il n’est pas fier de lui. Extraits. 

Andrey, cela fait main­te­nant quatre ans que vous êtes un membre distingué du Top 10 quasi­ment sans inter­rup­tion. Est‐ce que vous arrivez à mesurer cet accomplissement ?

Andrey Rublev : Honnêtement, je ne sais pas. Enfin, si : je trouve ça génial. C’est diffi­cile de tout résumer mais les deux premières années, je me suis souvent dit : ‘OK, j’ai eu de la chance, j’ai vrai­ment bien joué, des concur­rents ont été blessés’. Et puis, au bout de la troi­sième année, je me suis dit : ‘OK, je ne suis peut‐être pas si mauvais que ça.’ Désormais, j’ai encore plus confiance, je sais que ça n’a rien à voir avec la chance. Donc c’est génial mais je veux conti­nuer à apprendre de mes erreurs. J’ai beau avoir fait quatre ans dans le Top 10, il arrive encore que je me comporte comme un gamin sur le court. Je me dis que si j’ar­rive à me débar­rasser de ça, je peux encore faire mieux.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.