Andrey Rublev : « Le tennis a radi­ca­le­ment changé. Il n’est ni meilleur ni pire, juste différent »

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Lors d’une inter­view accordée au média Championnat à Almaty, où il va jouer l’ATP 250 kaza­khs­ta­nais la semaine prochaine, Andrey Rublev, aujourd’hui 23e mondial, a partagé une réflexion inté­res­sante sur l’évo­lu­tion du tennis. 

« Je dirais que le tennis a globa­le­ment évolué durant cette période. Les raquettes et les balles ont changé. Les athlètes ont désor­mais de nouvelles connais­sances. Aujourd’hui, tout le monde progresse plus vite et plus fort. C’est normal. Et ce n’est pas propre au tennis ; je pense que c’est le cas partout. Le tennis lui‐même a beau­coup changé. Avant, quand j’ai commencé, la tactique, le place­ment, la défense, la gestion des longs échanges étaient primor­diaux ; il fallait être très résis­tant, etc. – il fallait une combi­naison de tous ces éléments –, le tennis a radi­ca­le­ment changé ; tout se joue en deux ou trois coups. Le confort des balles importe peu. Tout le monde frappe fort, tout le monde sert. Plus de 200 km/h, c’est courant. Maintenant, même les joueurs de petite taille servent à 210 km/h ce qui était impen­sable aupa­ra­vant. Ainsi, chacun a gagné en puis­sance, et le tennis a évolué, il est devenu diffé­rent. Ni meilleur ni pire, juste diffé­rent. Très peu de joueurs, deux ou trois peut‐être, maîtrisent ce style de jeu, tout en conser­vant une parfaite connais­sance des subti­lités. Au besoin, ils savent exécuter les échanges avec préci­sion, en termes de place­ment et de tactique, et c’est ainsi qu’ils semblent prendre l’ascendant. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.